En vol

En vol
Image de la superbe chaise de l'artiste SAB

samedi 28 décembre 2013

MERCI QUI ?


MERCI PÈRE NOËL !

Scoop de fin d’année : le Père Noël lit Gratitude ! Et non seulement il lit ce blog, mais en plus, il tient compte de ce qui y est écrit. La preuve : regardez !


Alors, je ne vais pas aller me plaindre en disant que, pour mes quatre tifs, ce joujou là, c’est comme si un pur-sang était donné à un muletier – qui peut le plus peut le moins, et c’est sûr que maintenant, pour le mériter je n’ai plus qu’à me laisser pousser la crinière de Barbie.

En parlant de Barbie, je vais terminer ce mois de décembre 2013 en exprimant toute ma reconnaissance aux imbéciles malfaisants qui, depuis quelque temps, prennent un malin plaisir à effectuer en public un geste abominable, dans un esprit que ma génération ne pensait jamais voir ressuscité. Oui, voyez-vous, sans eux, personne ne comprendrait que la sottise n’a ni couleur, ni classe sociale. 

dimanche 15 décembre 2013

LETTRE AU PÈRE NOËL



Cher Papa Noël,

C’est vrai, je n’ai pas été très sage cette année. J’ai été gourmande (de livres autant que de chocolat) ; menteuse (en racontant tout un tas d’histoires inventées à des inconnus, qui en plus, les ont gobées) ; voleuse (de moments observés) ; paresseuse (en écrivant sur les tâches du ménage, au lieu de le faire) -  et j’arrête là avant de te décourager de passer chez moi…
Pourtant, comme tout le monde en décembre, j’ai envie de faire une liste de vœux, et même que je la rends publique, tellement j’ai honte de rien. Tu verras, elle est courte, mais diversifiée, avec quelques petites surprises - littéraires et artistiques, entre autres ! 

N°1 : Tu as lu mon blog ? Donc tu sais quels sont mes intérêts en matière de littérature ! Apporte-moi, s’il-te-plaît, les derniers livres d’Albert Bensoussan – six de son PIAF, et six de son VERDI. Certes je les ai déjà, mais je les ferai circuler autour de moi, car ce sont des bijoux à partager. La vie de ces artistes exceptionnels prend un relief tout particulier sous la plume à la fois pétillante, poétique, et si personnelle, de cet écrivain. 
Idem pour son dernier-né, GUILDO BLUES, qui est dans la lignée de Faille – je ne te ferai pas l’affront de penser que tu as oublié mon billet sur ce livre-là ! 













N°2 : Tu connais ma passion pour l’image. Je ne fais pas un dessin, je te demande seulement de m’apporter, afin que je le montre à tous les petits (et grands) enfants de mon entourage, un  merveilleux film d’animation, qui renvoie aux corbeilles toutes les niaiseries du genre. 

Il s’appelle BRENDAN OU LE SECRET DE KELLS. Je ne vais pas non plus t’en raconter l’histoire, juste te dire que les aventures de son jeune héros, sur fond de Moyen Âge et de livres enluminés, sont les fruits du scénario de Fabrice Ziolkowki, et que, foi de mécréante, il faut absolument que tous les enfants le voient avant d’avoir eu le goût perverti par tant d’autres cartoons. Cher Papa Noël, si tu ne l’as pas en stock en Laponie, tu le trouveras ici. (En plus beau que cette image.)



Allez, à la rigueur, si tu n'es pas trop chargé, tu peux rajouter au paquet le classique FANTASIA, pour que les oreilles de nos bambins entendent autre chose que du boum-boum, et, en parlant d'oreilles, DUMBO, l’éléphant volant  - deux petits joyaux que j’ai revus avec émotion récemment. 

Mon conseil, cher Papa Noël : ne te donne pas la peine de chercher tout cela dans les têtes de gondoles des supermarchés, tu serais déçu. En plus, tes rennes n'ont pas le droit d'y entrer, dans ces lieux-là, plutôt conçus pour les pigeons... 
  
N° 3 : On va passer au virtuel. Mets donc sous mon sapin de lumière et d’espoir, une (grosse) pochette surprise qui contiendrait : plein de bonheur pour mes enfants, des signes d’affection venus d’inconnus, des caresses pour les animaux perdus, des réunions amicales et familiales harmonieuses - sans oublier une enveloppe pleine de créativité, au cas où la mienne, ou celle de mon chéri, se viderait trop vite ! Et aussi un gros paquet de vœux, entouré de rubans de santé, à distribuer à tous ceux et celles qui, chaque semaine prennent quelques minutes pour me rencontrer ici. 
Cher Papa Noël, pour tout cela, tu recevras ma plus sincère gratitude. Et la promesse que, si je continue à mentir, ce sera uniquement pour la bonne cause. Celle de l’écriture.

Cathie

PS (normal, l'oubli, pour une étourdie ébouriffée) :
Tu as vu ma tête ? Même pas un loup en voudrait ! Moins de tifs, il n’y en a que sur la tête des bagnards ou des djeuns dé-branchés ! Malgré ça, mon sèche-cheveux a rendu l’âme, sûrement à force de souffler en vain, comme le loup (décidément) sur la maison des Trois Petits Cochons, pour leur donner de l’allure. Donc, je n’ai plus rien pour faire bouffer ma chevelure affolée. Apporte m’en un qui ne fasse pas trop de bruit parce que même si l’opération dure peu, je la veux stylée, élégante, raffinée… donc discrète. Je te laisse choisir la marque. Faut bien que tu aies quelque chose à faire.


jeudi 5 décembre 2013

BERNARD PIVOT, GRATTEUR DE TÊTE & DONNEUR D’ENVIES






Décidément, la saison au TNN est bien partie ! Après Michel Boujenah le mois dernier, voilà que Bernard Pivot s’y est mis pour nous réjouir le cœur et les oreilles.
  
Comme si cela ne me suffisait pas d’avoir, gravées dans ma mémoire, les émissions d’Apostrophes, de Bouillon de culture, et sa présence stimulante de chaque vendredi – il a fallu, en plus, que je lise ses écrits. Même pas contrainte et forcée, je les ai achetés.  Et je m’en suis régalée.

Donc, en préparant en juin ma commande de spectacles, j’ai sélectionné Souvenirs d’un gratteur de tête.

Bien m’en a pris. Ce spectacle est un bonheur pour la tête grattée, les oreilles chatouillées, et même, j'en suis sûre, pour l'âme ainsi titillée !

vendredi 29 novembre 2013

YOUNG PEREZ CHAMPION : UN ENTRETIEN AVEC ANDRÉ NAHUM




    LA SEMAINE DERNIÈRE J'AI RENDU COMPTE DU LIVRE D'ANDRÉ NAHUM, YOUNG PEREZ CHAMPION. Il vient de sortir, ce 25 novembre, et, bien que débordé de coups de téléphone,  son auteur a bien voulu répondre à mes questions pour GRATITUDE. Vous verrez, chers lecteurs et lectrices passionnés, que ce n'est pas juste de ce boxeur qu'il est question dans ce livre, mais d'une belle promenade dans un univers culturel et moral que tous et toutes apprécieront. 
  
  - Cher Monsieur, c’est un plaisir pour moi que vous ayez accepté de répondre à mes questions pour GRATITUDE. Comme vous le savez, j'ai beaucoup apprécié votre livre, et j'ai maintenant envie de vous demander, en sachant que vous êtes vous-même originaire de Tunisie - de quand date cet intérêt passionné pour Young Perez ? Parce que, quand j'ai regardé Wikipédia moi-même pour découvrir Young Perez, j’ai constaté que la plupart des informations qui s’y trouvent proviennent de vos recherches. C’est impressionnant ! Alors, quand les avez-vous commencées ?

ANDRÉ NAHUM : Oui, sur wikipedia il y a 96 références sur 106 qui proviennent de mes recherches! Alors, voilà : J’avais dix ans et j’habitais Tunis, et un soir j’entends un très grand chahut dans la rue, quelque chose comme s’il y avait une manif dans la rue, tout le monde sort, on s’interroge, on demande et on nous dit : vous ne savez pas ? C’est le champion du monde Young Perez qui vient d’arriver, il est là, il est là,  et c’était le champion du monde de boxe qui était là, avec un cabriolet Peugeot qu’on lui avait offert – et cette image m’a marqué, et je dois dire que depuis ce temps-là Young Perez est devenu, pour tous les gens de notre pays, une idole, pour tous les Juifs de Tunisie. Ce garçon nous avait rendu notre dignité. Young Peres, c’est pas un match de boxe, c’est un boxeur, un homme, dans ses origines,  dans son pays, un homme qui découvre la France, qui découvre les Juifs ashkénazes, dont il n’avait pas la moindre idée ! Un jour il va manger casher dans un restaurant ashkénase, et qu’est-ce qu’il y trouve ? Du borscht ! Alors il n’y comprend rien ! Et cela reprend ma propre histoire. Un jour, j’étais en PCB à Paris, et j’ignorais tout d’eux – j’avais près de moi une jeune fille au nom très bizarre, comme Katzenblum… et quand j'ai appris qu'elle était juive, je me suis dit, elle est juive, c’est pas possible ! Cela me rappelle une autre histoire : quand des Juifs allemands sont venus se réfugier à Tunis, ils étaient arrivés sans un rond, et ma grand-mère qui ne parlait pas un mot de français, croyait avoir du diabète. Alors mon père, pour faire gagner 20 francs à l’un de ces médecins lui a dit, Venez faire une visite à ma mère. Le médecin, un grand professeur, vient chez nous, il s’enferme avec ma grand-mère, et quand il est parti, ma grand-mère a mis les mains sur les hanches et a dit « Mais vous vous moquez de moi ? C’est un Juif ce monsieur là ? Il comprend pas un mot d’arabe ! »

mercredi 20 novembre 2013

YOUNG PEREZ CHAMPION - par André Nahum



Il est vraiment rare que je lise un livre traitant de sport et je me demande encore pourquoi celui-ci a attiré mon attention. En fait, je le sais : je vis avec quelqu’un que la boxe passionne, qui a écrit plusieurs articles sur des boxeurs* vus par le cinéma, et soudain je me suis dit qu’il était temps que je me mette au diapason. Ajoutez à cela le fait qu’un « biopic » est annoncé sur ce même champion tunisien - YOUNG PEREZ -  et vous comprendrez pourquoi une vague de curiosité m'a envahie, qui a elle-même débouché sur la lecture de ce livre, passionnant, d’André Nahum.
Il est en effet intéressant à plusieurs égards : culturel, historique, et biographique. 

vendredi 8 novembre 2013

MA VIE, PAR MICHEL BOUJENAH




 Cher Michel, 

J’ai vu ton spectacle mercredi soir dans la petite salle Michel Simon du Théâtre National de Nice, et je crois que le moins que je puisse faire c’est de t’écrire pour te dire tout le bien que j’en pense.
Ah, oui, je te tutoie, en effet, c’est bien normal puisque tu me connais, tu m’as parlé, et même plusieurs fois. Tu sais, la folle qui a un rire de robinet qui grince, au deuxième rang ? Oui, c’était moi. Tu vois, on se connaît, et encore plus que tu ne le crois, parce qu’on a un paquet de points communs toi et moi. Lis la suite, tu vas comprendre.

mercredi 30 octobre 2013

TO MARGOT, WITH GRATITUDE


MARGOT SCHERTZ, circa 1949


I remember exactly the first time we met. It was in 1979. A letter had arrived from the States telling my mother and my uncle that they were coming to France, and would we like to meet them some place in Nice for lunch?

This was the first I had heard of a family in America. Or maybe I had, but I never ‘clicked’ or asked questions about who these relatives were. My mother is not the kind of person who likes to think of those who belong to a rather painful past (meaning her German childhood), so she might have said ‘I have cousins in the States’, but I am not sure she ever added anything like ‘I wish we were in touch’…

Anyway, there they came, Margot, my mother’s first cousin, and her husband Leo.