En deuil

En deuil

lundi 12 juin 2017

VU PAS VU - RUE PAR RUE (suite et fin).

BALADE SUR L'AVENUE BIECKERT




Cette dernière promenade de la saison, accompagnée par l'historienne niçoise Véronique Thuin-Chaudron, a été l'apothéose de la série, dont les deux comptes rendus précédents figurent sur ce blog. 

Si, comme moi, vous ignoriez tout de celui qui a donné son nom à cette petite et néanmoins magnifique avenue, il est temps d'éclairer votre lanterne. Ce monsieur n'était pas niçois de naissance, on l'aura deviné à son nom. En effet, il était né (en 1837) en Alsace, à Barr très exactement, dans une famille assez modeste. Son père était brasseur, et Émile fera fortune dans la bière, en Argentine, avant de venir acheter un "territoire" en terre niçoise, au  flanc de la colline de Cimiez. 



lundi 5 juin 2017

MA MÈRE, CETTE INCONNUE





  
On savait Philippe Labro fou de l’Amérique, on le connaissait autobiographe sensible*, curieux de tout, homme de lettres, de paroles et d’actualité, on a aimé sa plume rigoureuse, fluide et percutante à la fois – tout cela et plus encore – jusqu’à ce que ce dernier récit intime nous rappelle qu’il est également fils de "Justes Parmi les Nations".

Cela, et son titre, pourrait suffire à notre bonheur : ce "livre de sa mère", pour en paraphraser un autre, ne peut que nous parler, bien sûr – d’autant que l’auteur de ce récit annonce d’emblée que les zones d’ombre qui le constituent sont matière à roman. De fait, c’est l’histoire simple des non-dits familiaux communs à tant d’entre nous dont il va être question.

samedi 27 mai 2017

... ILS SÈMENT À TOUT VENT

Ma passion pour les graminées a déjà été l'objet d'un billet sur ce blog. Et voilà qu'avec le mois de mai, elle se réveille sous l'effet d'un courant d'air, et de la rencontre avec ces pissenlits, dont l'image fugace a été volée tout près de chez moi. 



Il suffit d'un souffle pour les disperser, on le sait, et les moins jeunes se souviennent sûrement de la couverture du Nouveau Petit Larousse illustré qui annonçait : "Je sème à tout vent".  






Le contenu de ce volume impressionnant se devait en effet de semer des graines de connaissances qui, à terme, germeraient et produiraient des esprits savants, et qui sait ? cultivés. Joli défi pour un vulgaire pissenlit. Cette plante, dont la définition de mon édition (rare et très poussiéreuse  de 1947) est la suivante : "Genre de composées qui se mangent en salade ; la racine de pissenlit, torréfiée, fournit la fausse chicorée. Manger les pissenlits par la racine, être enterréSyn. de "DENT DE LION". 
(NB : d'où l'anglais, dandelion)

samedi 20 mai 2017

AURORE, AVEC AGNÈS JAOUI – EN AVANT LA MUSIQUE !



Les films arrivent à Nice plus lentement qu'à Cannes en mai, et souvent bien après leur sortie à Paris. Ceci explique que sur Gratitude on ait parfois un tram de retard pour parler d'un titre sur lequel tout le monde a déjà exprimé son sentiment. 

N'empêche. AURORE, réalisé par Blandine Lenoir, a atteint notre rive, et c'est avec grand plaisir que je vais partager celui que j'ai éprouvé en le regardant. 

dimanche 14 mai 2017

AVEC VU PAS VU : À LA DÉCOUVERTE DU BOULEVARD CARABACEL.




Une conférence illustrée prépare les participants 
à la visite pédestre qui la suivra. 

Il y a quelque temps, je vous ai raconté la promenade sur le boulevard Dubouchage que nous a offerte Véronique Thuin-Chaudron, avec le soutien de l'association VU PAS VU. 

Nous avons renouvelé l'expérience, en découvrant cette semaine le boulevard Carabacel avec des yeux nouveaux, toujours grâce aux récits passionnants de cette conférencière si érudite. 

Avec son aimable autorisation, je vais en rendre compte ici – ou plutôt mettre l'accent sur ce qui m'a paru être remarquable, et je ne doute pas qu'elle pardonnera mes digressions d'auteur à l'imagination peu bridée. 

vendredi 5 mai 2017

DÉCO : LE MÉLANGE DES GENRES

Habitués de GRATITUDE, vous l'aurez remarqué, je suis fan de déco. Ce n'est pas nouveau, puisque c'est dû à l'influence de mon vieil ami et complice Daniel Rozensztroch*, un fameux détecteur de tendances, dont le métier consiste à s'occuper de tout ce qui touche au style de notre environnement domestique. Certes, au fil des années j'ai souvent souri de ses trouvailles en la matière, pour les adopter quelques mois plus tard... comme tout le monde.


...comme ces superbes miroirs, 
que tous recherchent et copient à présent...

Je ne suis pas la seule à m'intéresser à ce domaine, puisqu'une enquête récente révèle que la décoration intérieure est la passion de millions de nos compatriotes, et qu'ils y consacrent chaque année une grande partie de leur budget. Près d'un Français sur deux a acheté du mobilier pendant les soldes de 2016 !

mercredi 26 avril 2017

REMÈDES MIRACLES ET CONFIANCE AVEUGLE...


Ces derniers temps, et vous avez dû le noter comme moi, nous avons été submergés par une vague de publicité pour un laboratoire pharmaceutique, dont je tairai le nom pour ne pas rajouter à sa notoriété. 
Moins drôle que celle évoquée précédemment pour les vérandas, celle-ci attire notre attention sur la confiance quasi-aveugle que nous devrions manifester envers cette entreprise toute dévouée à la  santé publique. 

samedi 8 avril 2017

AVEC "VU PAS VU" : UN AUTRE REGARD SUR LE BOULEVARD DUBOUCHAGE


Cela fait longtemps que je souhaitais publier un billet de blog au sujet de l'association niçoise VU PAS VU, car ce qu'elle propose en matière de découvertes artistiques est remarquable de qualité. Interviennent à sa demande de nombreux et brillants conférenciers ; elle organise des visites privées de musées en dehors des horaires d'ouverture, d'ateliers d'artistes, et offre de nombreux autres plaisirs esthétiques qui ravissent les amateurs d'art. Je vous engage à en découvrir ses diverses offres à la fin de ce billet, qui sera dédié à une balade étonnante le long du boulevard Dubouchage, à Nice. 

jeudi 30 mars 2017

LES MOTS ABSENTS DU DISCOURS

Dans la série "j'observe ma langue au quotidien", il y aurait de quoi écrire en ce qui concerne la négation, ou plutôt la négation de celle-ci, dans le discours des hommes (et femmes) politiques. 


On ne peut que s'étonner, en effet, de l'absence quasi-systématique de ce petit n, avec ou sans apostrophe. 

jeudi 16 mars 2017

FRUITS CONFITS & FRUITS SECS, LES DÉLICES DE SALEYA.



Si vous vous promenez à Nice sur le Cours Saleya, vous ne manquerez pas de remarquer le magnifique stand de fruits confits, et de fruits secs de M. Bergougnoux – qui se situe juste à côté de la sortie ouest du parking sous-terrain. 

Vous vous poserez sûrement la question de savoir si les gourmandises exposées sont vraies ou fausses, tant elles sont colorées et attrayantes !

Étant friande de ces produits, et cliente depuis longtemps, je me suis enfin armée de mon dictaphone afin de poser quelques questions pertinentes (bien sûr) à ce monsieur. Et puis, mon appareil ne m’a pas obéi, ou alors je n’ai pas su lui parler comme il faut, alors je vais broder ici à partir de ce qu’il m’a confié.

mardi 7 mars 2017

LE FRANÇAIS TEL QU'ON LE JARGONNE


 

Nous autres, Français, sommes très attachés à notre langue. Bien évidemment nous respectons et honorons notre Académie française, que le monde entier nous envie, et qui est la garante de ce qui est acceptable, ou pas, en matière linguistique.

Ce respect affirmé n’empêche pas nos concitoyens de s’asseoir allègrement sur ses recommandations, ainsi que l’on peut le noter quasi-quotidiennement en écoutant ceux qui parlent à la radio ou à la télévision. Pour rester dans l’air du temps, cela fait un peu penser aux politiciens qui réclament une justice expéditive pour les truands, mais s’offusquent de se la voir appliquer avec la même célérité. La presse, qui n’a cure des diktats, nous réjouit de ses trouvailles faussement anglo-saxonnes, mais assurément snobs. 
Cessons donc de tourner autour du (jack)pot, il est temps que je partage avec vous les perles récoltées récemment, avec l’aide de mon acolyte qui a de la feuille – j’ai nommé le musicien Michel Borla.

Les rubriques gagnantes sont les suivantes : 

mardi 28 février 2017

COMMENT SAVOIR SI VOUS ÊTES DE GAUCHE OU DE DROITE ?



Si vos zygomatiques se sont remis de la lecture du précédent ouvrage* commis par Alain Granat (avec la complicité de Jonathan Demayo), que vos glandes lacrymales sont tristement activées par la situation politique actuelle, que vous vous posez des questions quant au financement des études de votre cadette (qui envisage un Master de sociologie aux Etats-Unis), il est urgent pour vous d’acquérir cet ouvrage, du même Alain Granat – cette fois co-rédigé avec Ben Bensimon.

Vous direz, comme tout un chacun : « Moi, je sais très bien si je suis de gauche ou de droite, je n’ai pas besoin qu’on me le prouve par A plus B ».
Et eux, vous répondront : 
« Chiche qu’on le vérifie ? » – en vous le mettant en main (contre six petits euros).

mercredi 15 février 2017

VÉRANDA OU VÉRANDAH ?



C’est quoi cette mode là ? Quelle que soit l’heure à laquelle vous allumez la radio, ou la télé, vous tombez sur une pub qui vante une marque de vérandas. Naturellement, notre Stéphane Bern national se fait le chantre de celle qu’il nomme « La Reine des vérandas ». Mais il n’y a pas que lui. Et dans la rue, il arrive maintenant que l’on croise des camions luxueux, qui portent sur leurs flancs le nom de la maison qu’ils représentent.

À croire que tous les Français vivent dans une maison individuelle, à laquelle il manque quelques mètres carrés (moins de 20, tout de même ; sinon il leur faudrait demander un permis de construire) et que tous se sont donné le mot pour la flanquer de cette structure qui leur permettra de profiter à leur aise du moindre rayon de soleil. Surtout ailleurs que dans le Midi, où il faudra d’urgence la climatiser si l’on ne souhaite pas la voir transformée en serre et soi-même en pain grillé. Certes, cet ajout de surface habitable est un plus, y compris pour les foyers les moins fortunés.

dimanche 5 février 2017

LE (BONNET) ROSE EST MIS !

 ...En vente sur ce site.

L’actualité récente m’a un peu rassurée.
Après avoir, il y a peu, mis en doute la capacité des filles et des jeunes femmes à sortir de la guimauve rose – que dis-je, de la barbe à papa – dans laquelle elles grandissent, voilà que nous sont arrivées, il y a quelque temps, des images plus que rassurantes, en provenance du pays même où est née la très controversée poupée Barbie.

Loin de moi l’idée de m’immiscer dans la politique d’un pays étranger et néanmoins ami depuis belle lurette – n’est-ce pas M. de Lafayette ?... Pourtant, il me semble nécessaire de (parfois, toujours ?) s’insurger lorsque les droits les plus fondamentaux des femmes sont mis en danger, et par qui ? Par un homme. En tout cas, là-bas.

dimanche 29 janvier 2017

LA PASSEUSE DES AUBRAIS, DE MICHAËL PRAZAN : UNE AUTRE HISTOIRE FLOUE.


Michaël Prazan, écrivain, conférencier, et documentariste (entre autres) vient d’être récompensé – deux fois – au Festival international du film d’histoire de Pessac, pour ce travail d’une vie. 

Car il s’agit bien là d’autre chose que de ses travaux précédents, même si ceux-là étaient tous d’une qualité exceptionnelle. Que l’on se rappelle, par exemple, la série « Einsatzgruppen » - Les commandos de la mort, pour ne citer que celle-là. * 

Dans La Passeuse des Aubrais, il nous relate une histoire familiale, qui ne peut que parler à nombre d’entre nous – et à commencer par l’auteure d’Histoires floues, qui a dû se pincer plusieurs fois pendant la projection, tant les thèmes abordés la troublaient, en raison de leur similitude avec sa propre "fiction". 

Ce film est en effet un récit personnel, voire intime, même si sa facture est celle d’un documentaire, et comme tel, mené avec la plus grande efficacité. Il s’ouvre sur un clap de début de tournage, et c’est la voix off de Michaël Prazan que l’on entend. Claire et chaude à la fois, elle nous accompagnera tout du long. Le fils nous parle de son père. 

mercredi 25 janvier 2017

JOSEPH JOFFO SUR GRATITUDE !


Photo prise sur Wikipedia

Mais si, c'est bien vrai ! J'ai obtenu une entrevue (téléphonique) avec l'auteur du Sac de billes. Vous vous demandez comment j'ai fait ? Eh bien, c'est une belle rencontre, liée à mon histoire personnelle avec Vallauris, et aux recherches que nous faisons dans le cadre de l'AMEJDAM, sur les six jeunes gens qui ont été déportés de Vallauris-Golfe-Juan en octobre 1943. Joseph Joffo et son frère Maurice y résidaient, cachés dans un endroit appelé Camp "Moisson Nouvelle" - ainsi qu'il le raconte dans son livre, Un sac de billes, et tel que cela est représenté dans le magnifique film de Christian Duguay, qui vient de sortir. 


Le détail du travail de mémoire de l'AMEJDAM à ce sujet sera à lire bientôt sur le blog de cette association, mais en attendant, et après avoir vu le film en question, j'ai eu envie d'en rendre compte pour mon web-magazine favori, le brillant JEWPOP, où vous pourrez consulter ma chronique, en cliquant ICI – mais pas avant d'avoir lu le reste de ce billet, bien entendu ! 

lundi 23 janvier 2017

LE P'TIT ÉCRIVAIN AIME "TERRES MÊLÉES"

LE P'TIT ÉCRIVAIN A MALHEUREUSEMENT FERMÉ BOUTIQUE, PARDON, SON SITE, MAIS N'EN A PAS POUR AUTANT PERDU SON REGARD À LA FOIS BIENVEILLANT ET AIGUISÉ, NI SON TALENT DE CHRONIQUEUSE. LA PREUVE :
"Nous ne pouvions rester silencieux au sujet du dernier ouvrage de Cathie Fidler dont nous avions eu la joie de lire le manuscrit. Ici, Cathie Fidler nous fait la lecture, nous lit une histoire, celle de sa vie, celle de son père, Eugène Fidler, et nous invite en terres mêlées. De la même manière que cette technique « consiste à mélanger plusieurs terres aux coloris différents », nous nous faufilons dans cette vie d'artiste et découvrons la variété de son talent, 
« une œuvre protéiforme », dans une mosaïque d'émotions, de perceptions, de sentiments, dans l'absence, dans l'attente...

Joliment écrit, ce livre est la lettre de toute une vie (si l'on peut dire), la lettre d'une fille à son père. Nous sommes en mouvement, de Eugène Fidler le père à Eugène Fidler le céramiste, de par l'enfant qui cherche son identité à travers celle, si mystérieuse, d'un père qui vient et file comme le vent, dont les mains ont tracé leur chemin au milieu d'illustres artistes, à travers l'imagination de tout ce qu'une fillette peut capter de ce père que l'on ne réussit à attraper. Imagination et réalité se confondent tant dans les œuvres de l'artiste que vous découvrirez au fil des pages que dans la perception qu'a l'enfant de son père. À la recherche d'un refuge : l'écriture ? Les langues ? Ou plutôt la vérité qui délivre de tout.

Aquarelles, collages, (lino)gravures, etc., sont un bel ensemble de formes libres qui illustrent cet ouvrage. Mais d'autres images se donnent rendez-vous, celles qui jaillissent comme prélevées du journal intime de la fillette, du travail de mémoire et du regard de cette fillette devenue adulte, d'une qualité telle qu'il nous semble être transportés dans ce passé, dans cette intimité, avec parfois l'impression d'une narration cinématographique.
Que ceux qui aiment l'art en profitent pour se laisser conter...
Que ceux qui aiment lire en profitent pour se laisser porter par les couleurs, les tracés, les textures, la matière, les formes...

Eugène Fidler est un artiste resté dans l'ombre de ceux qui ont fait leur renommée comme Picasso, mais dont le talent n'est pas moindre. Ainsi, vous pourrez en juger en « écoutant » ce dont sa vie fut faite sous la plume de Cathie Fidler."

GRATITUDE.
Avec cette empreinte, en cadeau. 




mardi 10 janvier 2017

CES DAMES DE CHEZ ORANGE


Certains me disent que je paie bien trop cher mon service internet, téléphone et TV, et qu’en passant ailleurs, ce serait quasiment gratuit – free, en quelque sorte.

Certes, je n’ai pas le forfait le moins cher du monde, puisqu’il comprend tout, absolument tout, et en « illimité », notamment sur mon téléphone portable – ce qui, pour une allumée de mon espèce est « juste vital ».
Bref, je me sens un brin pigeon, pour ne pas dire idiote, lorsqu’on me lance à la figure les tarifs plancher pratiqués par la concurrence.

lundi 2 janvier 2017

2017 EST LÀ : BON VENT À VOUS !

Il est des 1er janvier ternes. Des lendemains de fête vaseux. Tristounets. Des gueules de bois qui  donnent envie de remettre illico la tête sous l'oreiller. Des restes de réveillon que l'on rechigne à terminer...

Et puis il y a l'inverse : un 1er janvier comme celui-ci. 

Après une soirée de rêve, passée sous le signe de l'amitié, arrive une journée lumineuse, qui vous laisse à penser que l'avenir ne sera pas aussi sombre que les derniers jours de 2016. Et que, comme ce navire si réel, les flots bleus de notre Méditerranée continueront de vous éblouir, que vous en soyez proches, ou éloignés.

 






Une vague meurt peut-être à nos pieds mais, sous un rayon insolent, chaque galet brille après son passage. Elle l'a transformé en pépite. 



Je souhaite donc à tous les lecteurs et lectrices de ce blog, connus ou inconnus, de garder cette lumière dans les yeux, dans le cœur, et de voir arriver l'avenir avec espoir, et amour. 


Bonne et heureuse année 2017 !