En deuil

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jeudi 16 mars 2017

FRUITS CONFITS & FRUITS SECS, LES DÉLICES DE SALEYA.



Si vous vous promenez à Nice sur le Cours Saleya, vous ne manquerez pas de remarquer le magnifique stand de fruits confits, et de fruits secs de M. Bergougnoux – qui se situe juste à côté de la sortie ouest du parking sous-terrain. 

Vous vous poserez sûrement la question de savoir si les gourmandises exposées sont vraies ou fausses, tant elles sont colorées et attrayantes !

Étant friande de ces produits, et cliente depuis longtemps, je me suis enfin armée de mon dictaphone afin de poser quelques questions pertinentes (bien sûr) à ce monsieur. Et puis, mon appareil ne m’a pas obéi, ou alors je n’ai pas su lui parler comme il faut, alors je vais broder ici à partir de ce qu’il m’a confié.

Cela fait 29 ans que cet Auvergnat (les fidèles de Gratitude comprendront que cette origine m’importe, et me touche) tient ce joli stand. Qu’il vente, qu’il neige – pas très souvent ici, tout de même –, les jours de marché, il est là, fidèle au poste. La météo importe, car ces douceurs sont sensibles à l’humidité ; s’il pleut, elles ont vite fait de ramollir : parfois certaines se retrouvent planquées sous la table, et il faut les lui réclamer ! La grosse chaleur, ce n’est pas idéal non plus. Mais enfin ici, le climat est plus tempéré que les tempéraments… si vous voyez ce que je veux dire.
Bref, une fois la cliente décidée, et ce n’est pas chose facile que de choisir parmi cet étal de rêve, M. Bergougnoux place les favoris dans de jolis sachets, et la voilà emballée à l’idée de les déguster bientôt. (Oui, tout ça au féminin, et pourquoi pas ?)

Il y en a pour tous les goûts. Du salé : noix et noisettes, amandes et légumes grillés… et du sucré – une multitude de fruits séchés, ou confits. Leur provenance, pour ces derniers : rien que du local, point de colorants artificiels, tout juste un peu de betterave pour les poires ou les cerises, et ce n’est pas une fan de borscht qui va s’en plaindre ! Ils sont fabriqués à Saint-Laurent du Var, ce qui équivaut à une garantie absolue de qualité, on est bien d’accord. Idem pour les fleurs cristallisées, qui rendront vos pâtisseries uniques, et belles à croquer. 






La clientèle fidèle est également locale, mais il va sans dire que les visiteurs du monde entier se pressent devant ce banc si joliment arrangé. Ils parlent toutes les langues de la Tour de Babel, mais ce n’est pas ce qui effraye notre Auvergnat-Niçois : il comprend chacun d’entre eux, s’en fait comprendre, manie les chiffres avec un polyglotisme (késako ?) impeccable et, imperturbable rend la monnaie en euros à tous les Japonais de passage sans jamais se tromper d’un demi-yen.



Je lui ai demandé quel côté du stand avait le plus de succès. Eh bien, m’a-t-il dit sans hésiter, les deux. Cela ne m’étonne pas : on commence par le côté nord, pour sa consommation personnelle de pruneaux, ou de bananes séchées, de dattes Medjoul ou de raisins blonds (ils font merveille dans le strudel), de noix diverses et de chips de légumes, pour l’apéritif, mais quand on découvre le côté sud, on rouvre son porte-monnaie pour rapporter un cadeau sucré à ses amis. Orangettes, et fruits confits, dont on raffole au moment de la brioche des Rois, sans oublier les ravissants sujets en massepain (pâte d'amande) qui font craquer tous les parents d'enfants gourmands !




Dattes Medjoul avant récolte
Image prise sur ce site


Conclusion : au lieu d’acheter un peu plus loin des babioles décorées de motifs niçois que vos amis revendront sur Le Bon Coin dès demain, offrez-leur donc un sac plein de ces gourmandises-là. Effet garanti. Et, tant que vous y êtes, exprimez toute votre gratitude, et la mienne, à quelqu’un qui fait son métier avec autant de goût et de sérieux.   












mardi 7 mars 2017

LE FRANÇAIS TEL QU'ON LE JARGONNE


 

Nous autres, Français, sommes très attachés à notre langue. Bien évidemment nous respectons et honorons notre Académie française, que le monde entier nous envie, et qui est la garante de ce qui est acceptable, ou pas, en matière linguistique.

Ce respect affirmé n’empêche pas nos concitoyens de s’asseoir allègrement sur ses recommandations, ainsi que l’on peut le noter quasi-quotidiennement en écoutant ceux qui parlent à la radio ou à la télévision. Pour rester dans l’air du temps, cela fait un peu penser aux politiciens qui réclament une justice expéditive pour les truands, mais s’offusquent de se la voir appliquer avec la même célérité. La presse, qui n’a cure des diktats, nous réjouit de ses trouvailles faussement anglo-saxonnes, mais assurément snobs. 
Cessons donc de tourner autour du (jack)pot, il est temps que je partage avec vous les perles récoltées récemment, avec l’aide de mon acolyte qui a de la feuille – j’ai nommé le musicien Michel Borla.

Les rubriques gagnantes sont les suivantes : 

mardi 28 février 2017

COMMENT SAVOIR SI VOUS ÊTES DE GAUCHE OU DE DROITE ?



Si vos zygomatiques se sont remis de la lecture du précédent ouvrage* commis par Alain Granat (avec la complicité de Jonathan Demayo), que vos glandes lacrymales sont tristement activées par la situation politique actuelle, que vous vous posez des questions quant au financement des études de votre cadette (qui envisage un Master de sociologie aux Etats-Unis), il est urgent pour vous d’acquérir cet ouvrage, du même Alain Granat – cette fois co-rédigé avec Ben Bensimon.

Vous direz, comme tout un chacun : « Moi, je sais très bien si je suis de gauche ou de droite, je n’ai pas besoin qu’on me le prouve par A plus B ».
Et eux, vous répondront : 
« Chiche qu’on le vérifie ? » – en vous le mettant en main (contre six petits euros).

mercredi 15 février 2017

VÉRANDA OU VÉRANDAH ?



C’est quoi cette mode là ? Quelle que soit l’heure à laquelle vous allumez la radio, ou la télé, vous tombez sur une pub qui vante une marque de vérandas. Naturellement, notre Stéphane Bern national se fait le chantre de celle qu’il nomme « La Reine des vérandas ». Mais il n’y a pas que lui. Et dans la rue, il arrive maintenant que l’on croise des camions luxueux, qui portent sur leurs flancs le nom de la maison qu’ils représentent.

À croire que tous les Français vivent dans une maison individuelle, à laquelle il manque quelques mètres carrés (moins de 20, tout de même ; sinon il leur faudrait demander un permis de construire) et que tous se sont donné le mot pour la flanquer de cette structure qui leur permettra de profiter à leur aise du moindre rayon de soleil. Surtout ailleurs que dans le Midi, où il faudra d’urgence la climatiser si l’on ne souhaite pas la voir transformée en serre et soi-même en pain grillé. Certes, cet ajout de surface habitable est un plus, y compris pour les foyers les moins fortunés.

dimanche 5 février 2017

LE (BONNET) ROSE EST MIS !

 ...En vente sur ce site.

L’actualité récente m’a un peu rassurée.
Après avoir, il y a peu, mis en doute la capacité des filles et des jeunes femmes à sortir de la guimauve rose – que dis-je, de la barbe à papa – dans laquelle elles grandissent, voilà que nous sont arrivées, il y a quelque temps, des images plus que rassurantes, en provenance du pays même où est née la très controversée poupée Barbie.

Loin de moi l’idée de m’immiscer dans la politique d’un pays étranger et néanmoins ami depuis belle lurette – n’est-ce pas M. de Lafayette ?... Pourtant, il me semble nécessaire de (parfois, toujours ?) s’insurger lorsque les droits les plus fondamentaux des femmes sont mis en danger, et par qui ? Par un homme. En tout cas, là-bas.

dimanche 29 janvier 2017

LA PASSEUSE DES AUBRAIS, DE MICHAËL PRAZAN : UNE AUTRE HISTOIRE FLOUE.


Michaël Prazan, écrivain, conférencier, et documentariste (entre autres) vient d’être récompensé – deux fois – au Festival international du film d’histoire de Pessac, pour ce travail d’une vie. 

Car il s’agit bien là d’autre chose que de ses travaux précédents, même si ceux-là étaient tous d’une qualité exceptionnelle. Que l’on se rappelle, par exemple, la série « Einsatzgruppen » - Les commandos de la mort, pour ne citer que celle-là. * 

Dans La Passeuse des Aubrais, il nous relate une histoire familiale, qui ne peut que parler à nombre d’entre nous – et à commencer par l’auteure d’Histoires floues, qui a dû se pincer plusieurs fois pendant la projection, tant les thèmes abordés la troublaient, en raison de leur similitude avec sa propre "fiction". 

Ce film est en effet un récit personnel, voire intime, même si sa facture est celle d’un documentaire, et comme tel, mené avec la plus grande efficacité. Il s’ouvre sur un clap de début de tournage, et c’est la voix off de Michaël Prazan que l’on entend. Claire et chaude à la fois, elle nous accompagnera tout du long. Le fils nous parle de son père. 

mercredi 25 janvier 2017

JOSEPH JOFFO SUR GRATITUDE !


Photo prise sur Wikipedia

Mais si, c'est bien vrai ! J'ai obtenu une entrevue (téléphonique) avec l'auteur du Sac de billes. Vous vous demandez comment j'ai fait ? Eh bien, c'est une belle rencontre, liée à mon histoire personnelle avec Vallauris, et aux recherches que nous faisons dans le cadre de l'AMEJDAM, sur les six jeunes gens qui ont été déportés de Vallauris-Golfe-Juan en octobre 1943. Joseph Joffo et son frère Maurice y résidaient, cachés dans un endroit appelé Camp "Moisson Nouvelle" - ainsi qu'il le raconte dans son livre, Un sac de billes, et tel que cela est représenté dans le magnifique film de Christian Duguay, qui vient de sortir. 


Le détail du travail de mémoire de l'AMEJDAM à ce sujet sera à lire bientôt sur le blog de cette association, mais en attendant, et après avoir vu le film en question, j'ai eu envie d'en rendre compte pour mon web-magazine favori, le brillant JEWPOP, où vous pourrez consulter ma chronique, en cliquant ICI – mais pas avant d'avoir lu le reste de ce billet, bien entendu !