En vol

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Image de la superbe chaise de l'artiste SAB

mardi 28 juin 2016

MIDSOMMAR – ON LEUR ENVIE CETTE FÊTE !

L'été est arrivé, et chez nous, c'est tout juste si on l'a entendu mentionner à la télé. On sait bien que le 21 juin on change de saison, et puis quoi ? Rien. Au mieux, on apprécie la longueur des journées, et la douceur du ciel en soirée. Au pire, on geint qu'il pleut à nouveau, et qu'il n'y a plus de saisons... 

Et si nous prenions exemple chez nos amis suédois ? 
À la mi-juin, qu'il pleuve ou qu'il vente, ils fêtent le solstice d'été – nommé ailleurs la "Saint-Jean" – et manifestent à cette occasion leur attachement à des traditions millénaires, et pas forcément très catholiques ! En effet, cette fête existait bien avant que le christianisme ne se répande en Scandinavie, et elle célébrait la fertilité. 

Le décor se met en place
Photo ©Suzanne Lind

Pour commencer, un mat de cocagne est érigé un peu partout. Sa reproduction, en miniature, décorera également la table des festivités de la soirée. Autour de lui, et des mets dont je parlerai plus loin, se rassemblent les familles et les amis, le vendredi qui se trouve entre le 19 et le 25 juin. 

dimanche 12 juin 2016

À L'ARCHET, DES MUSICIENS QUI FONT DU BIEN.

Une nouvelle fois, j'attends à l'hôpital que quelqu'un de proche y termine une séance de soins. 

Le lieu de mon attente est un "plateau" équipé de chaises, et d'un plan incliné qui facilite la circulation des fauteuils roulants, et aide à la marche ceux et celles qui viennent ré-éduquer leur corps blessé. 
Deux chaises sont souvent libres – une seule me suffit ! Je m'installe pour lire. Je ne suis distraite de ma lecture que par quelques thérapeutes et leurs patients, dont j'admire la patience, et les efforts conjugués. 

Ce jour-là pourtant, un drôle de ballet se met en place. Tout d'abord, je vois arriver un nombre inhabituel de personnes en fauteuil. Elles se mettent en rang sagement, les unes derrière les autres, face à un côté de la salle qui, pourtant, n'a rien de spécial. Cette attente tranquille, encadrée par quelques soignants, dure une bonne demi-heure, avant que n'arrive, par une porte habituellement fermée, une jeune femme chargée d'une énorme housse noire : elle la déballe et je vois en émerger une harpe. 
Ensuite un accordéoniste, venu de nulle part, se met en place à ses côtés, et voilà que le concert commence, sans qu'un mot ait été prononcé. 

Car il s'agit bien d'un concert. Les notes envahissent ce lieu si peu attirant, l'emplissent de douceur, et de force. Ces deux jeunes musiciens enchantent ainsi un public qui oublie, le temps de cette parenthèse musicale, les vilains maux qui les affectent. 


Ces instrumentistes sont merveilleux, talentueux, et généreux, car ils viennent donner de leur temps précieux à l'hôpital. 
L'affiche que je vois (enfin) en partant m'informe qu'il s'agit d'un partenariat avec le Conservatoire de musique de Nice (CNRRN). D'où la qualité de ce que j'ai entendu, et qui a occulté, un temps, les souffrances que ce lieu voit défiler. Les soignés, tout comme les soignants, sont restés envoûtés par cette parenthèse magique. Bien mieux que ce diable de foot et ses violences associées, c'est la beauté des notes et le talent des instrumentistes qui leur a fait oublier, et leurs maux, et leur boulot. 
Du reste, on peut lire ceci, en cherchant un peu :

"Depuis 2015, l’association des professeurs du Conservatoire National à Rayonnement Régional et leurs élèves mettent la passion qui les anime au service des patients de Psychiatrie - de Médecine Physique et Réadaptation et de Soins de Suite et de Réadaptation. Les formations instrumentales s’adaptent aux publics concernés et aux lieux pour présenter des pauses musicales classiques de grande qualité. Ces concerts rythment la vie des services au rythme des saisons." 

Pour en savoir plus, cliquez ici, vous serez bluffés. 


Chapeau. Et Gratitude. 

(Cela dit... de la musique, à l'Archet, c'est quasiment attendu. Mais où se cachait donc la violoniste – qui n'est pas l'auteure de ce billet ?)

mercredi 1 juin 2016

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE 2016 : avec "EUGÈNE FIDLER -Terres mêlées"





C'est très bientôt, dès ce vendredi matin, en fait !
Voilà un document de plus pour présenter mon dernier titre :





Veuillez noter SVP l'emplacement où nous trouver sur le lieu du Festival : ce sera avec les éditions régionales, le deuxième stand sur le côté droit du quadrilatère en regardant rue A. Mari le superbe Palais sarde - qui se trouve être la résidence de notre Préfet. J'y serai les 3 jours, toute la journée. 


Vous retrouverez de ce côté-là les maisons d'édition de la région. Outre les ÉDITIONS OVADIA & AU PAYS RÊVÉ, qui éditent mes propres ouvrages, il y aura, entre autres :

MÉMOIRES MILLÉNAIRES, et ses beaux livres sur la région, ses ouvrages gourmands, y compris en anglais,
  
BAIE DES ANGES, et ses polars niçois,
  
GILLETTA, qui n'est plus à présenter tant ses ouvrages d'images sont merveilleux (cliquez ici pour lire mon article sur "ART DÉCO - UNE MÉDITERRANÉE HEUREUSE") 
etc...

Ces maisons vous présenteront leurs nouveautés, et sauront vous renseigner avec talent et compétence.

Quant aux auteurs... ils affutent déjà leur plume pour vous dédicacer leurs œuvres. Connaissant votre enthousiasme, et vu le contexte national, ils craignent déjà la pénurie d'encre. 
Qu'à cela ne tienne : dans tous les cas, on se saignera pour signer aux quatre vents !















lundi 23 mai 2016

EUGÈNE FIDLER - Terres mêlées




C'est avec un émoi tout particulier que j'annonce aujourd'hui sur Gratitude la parution à venir de ce livre qui porte sur mon père, le peintre et céramiste Eugène Fidler (1910-1990). Il sera publié dans la collection Visions d'Art des Éditions Ovadia, et disponible au Festival du livre de Nice, (les 3, 4 et 5 juin prochains) puis partout ailleurs dès la mi-juin.

Écrire "sur" son père est une aventure très spéciale pour un auteur. Celle-ci, forcément subjective, a duré des années, en ce qui me concerne. Ce livre aux multiples entrées est – ainsi que le mentionnera la 4ème de couverture – autant une biographie à tiroirs que des biographies en miroir. Toutefois, je souhaite citer ici mon avant-propos, qui permet d'éclairer le titre choisi pour ce récit épistolaire : 

La technique des terres mêlées est utilisée par certains céramistes. Elle consiste à mélanger plusieurs terres, aux coloris différents. Le résultat ressemble à une sorte de mosaïque. Même si Eugène Fidler ne la pratiquait pas, il m’a paru judicieux d’en épouser la forme pour évoquer, au fil des pages de cette lettre fictive, un artiste pour qui la terre n’avait pas de secrets, ni le ciel de limites.

Ce "beau livre", abondamment illustré, comporte une préface de Jean-Baptiste Pisano, historien de l'art, Directeur d'Études et Maître de Conférences à l'Université de Nice Sophia-Antipolis, qui a porté son regard chaleureux et compétent sur cet artiste de la terre, des matières et des couleurs. 

(C'est sûr, "mon cher artiste" en resterait tout pantois, d'être ainsi mis en valeur par un universitaire qui a pris le temps d'observer de près, et en vrai, une bonne partie de ses œuvres !)

Cerise sur le gâteau : l'illustration poétique, offerte par Daniel Schmitt, que les Niçois, Cannois et familiers du Festival du livre de Mouans-Sartoux connaissent certainement. Il fut un ami fidèle de mon père, et un amateur avisé de son travail.

Outre son contenu biographique et artistique, cet ouvrage explore ce que représente le fait d'appartenir à la "première vie" d'un artiste, et d'un homme, tout court : j'ose imaginer que d'autres enfants de divorcés, quel que soit leur âge, y trouveront du grain à moudre, sinon de la terre à modeler. 

Plus que jamais, je souhaite, en mettant ce livre entre leurs mains, que ses lecteurs ressentent une émotion semblable à celle que j'ai éprouvée tout au long de son écriture, en plus du plaisir de découvrir, page après page, une œuvre variée, éminemment originale, qui place Eugène Fidler, non seulement parmi les merveilleux céramistes de "L'âge d'or de Vallauris" mais aussi parmi les peintres les plus créatifs et accomplis du vingtième siècle. 



Illustration de couverture : L'attente 
Statuette en céramique, 1974. 


Avec une mention toute particulière pour Anne Ducros, la maquettiste qui a accompagné ce projet avec patience, disponibilité, et une très grande compétence. GRATITUDE. 

mardi 17 mai 2016

ÉVÉNEMENTS À VENIR



Il est temps de vous informer de deux dates, auxquelles j'aurai le plaisir de vous rencontrer – pour la première fois peut-être, pour une nouvelle fois sans doute – et de vous présenter mes livres. 


Le 22 mai, je serai à Nice, dans les jardins de Cimiez, dans le cadre de la joyeuse "Fête des Mai". Si vous n'avez jamais vu danser les enfants en costume niçois, c'est vraiment l'occasion de vous y rendre. Pour ensuite flâner et découvrir tous les beaux ouvrages que créent les éditeurs de la région. Réunis en association, ils participent de plus en plus à des fêtes locales. Je suis heureuse d'y être invitée. Suivez ce lien, pour en découvrir tous les détails. 


Et surtout, j'espère être présente au Festival du Livre de Nice, avec une GRANDE surprise, dont je vous parlerai très bientôt. Notez-en déjà les dates. 


À bientôt donc, ici ou là !

mardi 3 mai 2016

AU SECOURS, JE SUIS VIEILLE !



J’écoutais tranquillement la radio dans ma cuisine, comme tant d'autres le font en préparant un repas, sans me demander quel était l’âge du capitaine, ni où était le sourire de la crémière, quand soudain le navire a chaviré. 

lundi 25 avril 2016

SUSPECTER OU SOUPÇONNER ?

            
Illustration de Philippe Geluck
 (prise sur ce site)


D’ordinaire, les anglicismes ne me dérangent pas autant qu’ils le devraient. Sûrement parce que cela m’amuse de découvrir, cachés derrière leur allure branchée, l’origine secrète de mots qui me sont familiers… en version originale – et de me moquer, en douce, de ceux et celles qui pensent être à la pointe du progrès en les détournant façon djeun’.

Ainsi, j’ai longtemps relevé l’utilisation du mot « juste » – je parle de cet adjectif transformé en adverbe, comme dans « C’est juste pas possible ! », un anglicisme flagrant, ainsi que le Robert le spécifie…  justement, ou avec justesse.

Je suis juste fatiguée d’être aussi tatillonne, me disais-je, en donnant à ce terme son sens autorisé de « seulement ».  Avec le temps, pourtant, on s’use à de telles observations, jusqu’au jour où l’on se surprend à commettre soi-même l'erreur honnie, ce qui m’a amenée à écrire ce petit billet souriant, que j'aurais aussi pu intituler « Juste vintage » !