PALISSADE

PALISSADE
Photo ©JL+L

mardi 16 décembre 2014

HERRING: A LOVE STORY - its story




Well, that is some news.

How can one fall in love with a herring, you’ll wonder.
Easy.
All you have to do is:
Start young, very young.
Have a parent who feeds you the fish till it comes out of your ears – and still like it.
Find yourself a sister soul (or rather a brother soul) with whom you’ll share this unconditional love.

mardi 9 décembre 2014

POUR FAIRE LA FÊTE AVANT LES FÊTES

Et même pendant... 


Bref billet ce jour. Je souhaite signaler divers événements à venir, et donner un ou deux liens sur lesquels cliquer quand vous en aurez envie. 

1) Une expo de mon illustrateur favori, Jacques Lefebvre-Linetzky. Elle commence le 16 décembre, et en voici la belle affiche. Coup double, car deux artistes complices y présenteront leurs œuvres. JL+L et Paul Conte. De l'émotion, du talent, de l'amitié... Que dire de plus, sinon : ne la manquez pas !


2) Trois jours de folie à Grasse, dans la galerie marchande du Centre Leclerc, près du Plan de Grasse. De nombreux auteurs y sont attendus, et y dédicaceront leurs ouvrages. 

J'y serai aussi, les 19, 20 & 21 décembre avec "Rêves de Hareng" – non, j'écris n'importe quoi :

RÊVES DE RENCONTRES SUR LA RIVIERA, et HARENG : UNE HISTOIRE D'AMOUR.

Si vous ne savez encore rien de ces deux ouvrages, ayant vécu la tête dans un sac depuis six mois et surtout en ayant évité mes messages pendant tout ce temps, je vous invite à découvrir les très jolies choses qui ont été dites à leur propos : ICI &



3) Pour les autres cadeaux de fin d'année (choisissez vos dates, ici on est très œcuménique) je vous signale quelques conseils judicieux qui vous éviteront de commettre des gaffes irréparables, ICI. = Et bienvenue chez les Boomeuses.  

4) Les Parisiens ont de la chance. Hareng frétille dans son quartier de prédilection. Courez le rencontrer, c'est son père qui le dédicacera cette fois. 



5) ... eh bien pour l'instant, ce sera tout. Je vous avais dit que ce serait bref. Une fois n'est pas coutume, hélas pour vous.  ;-) 

Bonne semaine !

ZÉRO POINTÉ.




Qui se souvient encore de cette expression, et surtout de se l’être entendu adresser ? La honte qui l’accompagnait n’avait d’égale que la crainte des représailles familiales, car, brave gens, je vous parle d’un temps où les parents ne donnaient jamais tort aux professeurs de leurs enfants. Si, si, je vous assure, ça a existé.



En ce temps-là, les enfants recevaient même des bons points qu’ils collectionnaient, quand ils ne les reperdaient pas pour bavardage intempestif. Et, pire, les enfants étaient classés ! Quelle horreur c’était quand on régressait d’une place, ou qu’on gardait celle de bon dernier toute l’année, avec pour seule consolation, en hiver, celle d’être collé au radiateur ! Curieusement, ceux et celles qui le racontent ne semblent pas en conserver un si mauvais souvenir…


Du rosé (au moins) a coulé sous le pont du Var depuis lors, mais je n’ai pas l’intention de jouer la vieille garde, ni les vieilles conservatrices, à peine les vieilles profs. Juste pour exprimer deux ou trois idées qui me traversent le cerveau en apprenant que, miracle, on va supprimer les notes à l’école. Enfin, essayer.

lundi 1 décembre 2014

ROMAIN GARY, TENDRE GUERRIER



Vendredi dernier se sont tenues à Nice, au Centre Universitaire Méditerranéen, deux journées de colloque autour de l’écrivain Romain Gary.
Tout le programme (et la liste des invités) en avait été annoncé ici.

Gary et la Méditerranée, Gary et la guerre, Gary et les femmes – tels ont donc été les thèmes abordés lors de la seule demi-journée à laquelle j’ai pu assister. 

Le compte-rendu détaillé de ce colloque sera très certainement publié bientôt, et mon propos n’est pas ici de retranscrire mot pour mot ce qu’ont dit les brillants intervenants. Ce serait inutile, voire ennuyeux. En revanche, j’ai très envie de relever certains des points qui ont été évoqués et de les passer à la moulinette de mes émotions – à défaut de celle de ma pensée !

Je vais commencer par la fin : En partant, j’ai entendu une dame dire à une amie qui l’accompagnait : « Je me suis crue à l’école, en pire ». Et là, je me suis dit que décidément j'avais dû être une élève très docile, car je ne me suis pas ennuyée une seconde pendant les quatre heures où je suis restée dans cet amphithéâtre. Ou alors que cette personne ne devait pas être sensible aux mêmes choses que moi, pour être ainsi passée à côté de ce qui m’a paru être le caractère original et essentiel de ce colloque.

mercredi 26 novembre 2014

POURQUOI AIMER SCANDAL?






Pourquoi ? Parce que. Mais encore ? 
Accrochez-vous, dithyrambe suit !  

Cette série américaine est un régal délicieusement addictif. À l’instar de Lillyhammer, ou des regrettés Sopranos (mentionnés ici, l'an dernier), elle exécute le tour de force de nous rendre sympathiques des gens à qui nous ne serrerions pas volontiers la main, même chez nos meilleurs potes – tant leur sens moral est fluctuant.
À vrai dire, et forcément, c’est cela qui fascine.


jeudi 13 novembre 2014

HARENG : UNE HISTOIRE D'AMOUR

LE VOILÀ !



Il a pris beaucoup de temps, beaucoup de soin, d'énergie, et d'attention à chacune de ses écailles de papier, mais le voilà enfin arrivé sur nos côtes. 

Pourquoi le hareng ? nous demande-t-on souvent, avec un brin  d'incompréhension, voire de sarcasme. 

Nous n'en dirons rien ici, car c'est précisément dans ce beau livre que vous trouverez les réponses à toutes les questions que vous vous êtes jamais posées sur ce poisson, et même à celles que vous n'imaginiez pas un jour avoir envie de poser ! 

Je vous confierai seulement qu'en faisant nos recherches, à partir de la merveilleuse collection de terrines à harengs – dans lesquelles on les faisait mariner avant de les servir – de mon ami et co-auteur Daniel Rozensztroch, nous en avons découvert de belles à son sujet ! 
Nous avons passé en revue : son histoire, ses amis, ses ennemis, ses faux-amis, son langage, son humour, ses voyages, sa culture (et les nôtres), et même les façons de l'absorber. Nous qui pensions tout savoir à son sujet, nous n'en sommes pas revenus. 

Le plaisir de la découverte sera aussi – nous l'espérons – pour vous, quand vous l'aurez en main et que vous le feuilletterez. Vous n'aurez plus, comme nous, qu'une seule idée : le dévorer !

En attendant, surveillez mon agenda pour ne pas rater son passage commenté sur vos rivages – mais ne craignez rien, amis auvergnats ou parisiens, il  saura aussi nager tout seul jusqu'à l'intérieur des terres, et où que vous soyez, tout comme l'ont fait ses ancêtres en sauvant, au passage, de la famine des millions d'êtres humains

Rien que pour cela, le hareng mérite bien cette manifestation de notre entière gratitude.



HARENG : UNE HISTOIRE D'AMOUR
Daniel Rozensztroch et Cathie Fidler
Éditeur : Suzanne Slesin
Directeur artistique : Frederico Farina

Éd. Pointed Leaf Press, NY.
Disponible dans toutes les librairies, et sur les sites marchands habituels.


Inédits ! 
En cadeau de bienvenue
cette carte postale ancienne 
et une affiche  (prise sur ce site) pour annoncer deux
des nombreux aspects que ce livre couvre. 



(NB : À ne pas manquer, si vous êtes proches de la Normandie, ces fêtes là.

DERNIER AJOUT : UNE INTERVIEW SUR HARENG, CHEZ LE P'TIT ÉCRIVAIN. 

mercredi 5 novembre 2014

BEA GREEN & LE KINDERTRANSPORT


Pour compléter le billet précédent, vous trouverez aujourd’hui quelques phrases confiées par un témoin direct du Kindertransport : BEA GREEN. 
Avec son autorisation, je cite auparavant son cas et ses commentaires, traduits de l'anglais.

Bea Green avait 14 ans lorsqu’en 1939 elle monta à bord d’un train qui l’emmènerait loin de ses parents, mais aussi loin de Munich et de ses dangers. Une photo d’elle existe, conservée par le Jewish Museum de Londres, la montrant, avec une autre plus petite fille, dans le train sur le point de quitter la gare de Munich.


Photo prise sur ce site. Photo de droite : Bea est à droite
  
Le commentaire de Bea :

"J'avais commencé à apprendre l'anglais et j'avais hâte de venir ici. Ce n'est que lorsque le train s'est mis à rouler, que j'ai été saisie d'angoisse à l'idée de ne plus jamais revoir mes parents. Sur cette photo, je suis encore contente. Mais quand on a commencé à s'éloigner j'ai vu ma mère sortir un mouchoir et se cacher derrière mon père, en espérant que je ne le remarquerais pas. C'est alors que la réalité m'a frappée." 

Ce départ était sa dernière chance.