Palissade

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lundi 25 janvier 2016

CLINIQUEMENT VIVANTE.


Si vous regardez en vitesse ce ciel-là, vous manquerez l’essentiel. Agrandissez-le, et vous y verrez, non pas un goéland, cette fois, mais un cerf-volant. L’objet volant ainsi identifié est rare dans le ciel niçois. L’espace y manque, et sans doute aussi la brise adéquate pour en gonfler le corps. Mais celui-ci trace sa trajectoire au-dessus de la plage de galets et, le temps d’un feu rouge, j’en ai volé l’image depuis la vitre baissée de ma voiture.
Vision colorée, joyeuse, qui me rappelle que je suis vivante.

samedi 2 janvier 2016

...DE TOUTES LES COULEURS !

--2015 nous a quittés, et nous en a littéralement fait voir de toutes les couleurs. Et qu'est-ce qu'on a eu chaud !

Alors – et avant de regarder vers 2016 –, j'ai choisi d'illustrer l'an passé à l'aide de quelques clichés de mes thèmes favoris : le ciel, la mer, les arbres, et quelques intrus, pour vous aider à oublier les misères que nous avons subies. 

JANVIER. Déjà les goélands...

... sur fond d'acier.

dimanche 27 décembre 2015

Ces PRODIGES qui nous sauvent.


Considérez la situation suivante :
Vous vous promenez paisiblement en ville par un dimanche après-midi ensoleillé, quand soudain un individu bien imbibé se précipite sur vous, plein de fureur et de hargne. Il vous invective, vous crache son mal de vivre et sa noirceur à la figure, menaçant de vous déstabiliser, voire de vous effrayer. 

Que faire ? Presser le pas, tenter de ne pas le laisser gâcher le souvenir de la mer bleue et du moment de bonheur passé avec de bons amis rencontrés par hasard ? Lui rétorquer que le trottoir appartient à tout le monde ? L’ignorer ?... Hélas, la face sombre de l’humanité est toujours prête à surgir, malveillante, ignorante, nocive.

Mais, en fait, peu importe la présence des méchants de ce monde. Vous détenez un remède magique qui vous permet de les ignorer, de les laisser mariner dans leur laideur nauséabonde : le souvenir de la magie de la soirée du samedi 26 décembre, et des prodiges découverts, où ça ? Mais à la télé, tout bêtement !
Vous en mobilisez les images, et toute cette noirceur disparaît dans l’instant : c’est de l’ordre du PRODIGE, on en conviendra !

PRODIGES (au pluriel), l'émission ?

lundi 14 décembre 2015

OFFREZ (VOUS) DE LA CULTURE


Dans la foulée de mon dernier billet, je souhaite rappeler ici mon attachement à la culture, notamment à la littérature, et suggérer dix titres qui feraient de beaux cadeaux, quelle que soit l'occasion choisie. Je les ai déjà "chroniqués", mais je sais d'expérience que les piqûres de rappel sont utiles. Vous pourrez facilement retrouver tous les détails pratiques (prix, éditeur, etc.) en cliquant sur leur titre. Vous verrez, il y en a pour tous les goûts, et à tous les prix, dans un ordre qui n'a rien de hiérarchique ! 

Et pour ceux et celles qui ne les connaîtraient pas encore, ce sera aussi l'occasion de découvrir les deux sites auxquels j'ai le plaisir de contribuer : Les Boomeuses et Jewpop

mercredi 9 décembre 2015

ÉLOGE DE LA VIEILLERIE



d'Eugène Delacroix, 1830. 
Une vieillerie ? 


Pourquoi cet éloge aujourd’hui ? Mes réponses personnelles sont très simples. 

J’ai vécu une période de rêve, au cours de laquelle :

  ...Se sont mises en place des libertés exceptionnelles pour les femmes, comme celle d’avoir « un enfant si je veux, quand je veux » et de ne pas en avoir si le cœur et le corps ne m’en disaient pas.

  ...J’ai vu disparaître de notre code civil la peine de mort, qui dégrade ceux qui l’appliquent, et ne sert à rien d’autre qu’à assouvir un esprit de vengeance, lequel ne doit pas être le fait d’un état humaniste.

  ...Nombreux se sont battus avec succès pour l’égalité entre hommes et femmes. Même si la route est inachevée, notre Europe voit des femmes accéder au plus haut niveau des responsabilités – où elles ne sont ni meilleures ni pires que les hommes.

  ...Nos enfants, quelle que soit leur origine, ont pu aller en classe ensemble, sans peur, et se faire des  camarades dans l’école de la République, obligatoire et gratuite. 

 ...Précisément, j’ai pu rêver que les vieux diables étaient morts et que, plus jamais, on ne fermerait la porte d’un pays en paix à ceux qui fuient la guerre et la terreur d’être massacrés.

   ...On pouvait ne pas appartenir à un parti politique, ni à aucune église, et avoir des amis de tous bords.

.  ...La culture était respectée, respectable, désirable. Ceux qui n’en avaient pas (encore) acquis s’en excusaient presque, ils ne revendiquaient pas leur inculture avec morgue, au contraire : ils faisaient de leur mieux pour améliorer leurs connaissances, par la lecture, le cinéma, et la fréquentation des arts, soutenus en cela par des deniers publics.

Oui, j’ai vécu et apprécié tout cela, ce qui fait de moi une « vieillerie ».

C'est le terme de vieillerie – et non celui de vieille, ou de vieillesse – qui me vient, parce que la vieillesse implique un phénomène naturel, auquel nul n’échappe, sauf à mourir jeune ! La vieillerie, elle, évoque en plus (selon le Petit Robert) un objet « vieux, démodé, usé ».
« C’est rien qu’une vieillerie ! », disons-nous, avant de le jeter à la corbeille.
Eh bien non.

Certes, ce qui est neuf, créatif, vivant, original, est intéressant, stimulant, encourageant  – mais pas ce qui ressemble à du neuf, tout en n’étant qu’une pitoyable réédition du passé. En politique (par exemple ?) ce que l’on voit émerger ces temps-ci n’est pas une vieillerie, mais la copie presque conforme d’un mouvement détestable que l’on aurait dû jeter pour toujours aux poubelles de l’Histoire, au regard des catastrophes humaines qu’il a engendrées.

Aujourd’hui, s’il me reste les merveilleux souvenirs et acquis mentionnés ci-dessus, l’avenir proposé par certains jeunes (et moins jeunes) de ce pays me paraît relever davantage du cauchemar que du rêve.

Voilà pourquoi, face à un prétendu « ordre nouveau », il me plaît de faire l’éloge de la vieillerie, et de tous ces acquis vieillots du siècle passé que l’on doit à des êtres audacieux qui n’ont pas brandi l’étendard de la haine pour tenter de résoudre les problèmes de leur temps. S’ils ont – si nous avons – eu le tort d’y croire, eh bien ! tant mieux ! Pour ma part, n'ayant pas de regrets,  je passerai à la poubelle sans remords. Pour ce qui est de la gratitude… on va y réfléchir, mais elle va d’ores et déjà à ceux qui s’engagent avec courage à défendre les mêmes vieilleries que moi.

 
 ...pas tout de suite, quand même.



lundi 30 novembre 2015

ÉVÉNEMENTS NIÇOIS À VENIR

Belle fin d'année littéraire en perspective, avec 3 événements à venir, qui vous permettront, entre autres, d'offrir à vos amis des livres dédicacés :


Le samedi 5 décembre, à partir de 15 heures, séance de dédicace sur le thème "INSPIRATION NIÇOISE".
Pour également découvrir, à la librairie Brouillon de Culture, d'autres auteurs niçois.  



Le samedi 12 décembre, ce sera à la librairie QUARTIER LATIN, 30 avenue Saint Jean-Baptiste, à Nice, que je participerai au Marché de Noël. Gourmands bienvenus : tourte de blette et vin chaud annoncés !




Belle compagnie !

Tel : 04 93 80 29 36
Email : info[@]quartier-latin.fr
Accès : station tram/bus: Cathédrale Vieille Ville 

Mettez donc aussi des livres sous le sapin !
(image prise sur le site du Quartier Latin)


Et le jeudi 17 décembre, mise en bouche spéciale : 


Image prise sur le site de VU PAS VU


L'association VU PAS VU, qui organise chaque mois une matinale artistique au Negresco,  nous concocte cette fois une soirée spéciale HARENG, vu sous l'angle de l'art. 

Intitulée : ART & GASTRONOMIE,  "Le hareng, de l'assiette au tableau", et dans le cadre du restaurant LE ZINC, 26 rue Pastorelli, à Nice, elle me permettra de vous présenter des aspects plus inattendus de mon cher poisson, avec des illustrations qui vous mettront l'eau à la bouche !

Dégustation & boisson prévues, suivies (ou pas) d'un repas, sur inscription préalable. Attention : le nombre de places étant limité, ne tardez pas !

LE ZINC, c'est ici.

Le hareng, c'est aussi ça :
Georg Flegel
"Nature morte avec hareng"

Pourquoi le hareng est-il découpé en 3 morceaux ? 
Pourquoi l'oignon ? Pourquoi la noix ? 
...Réponses seront données le 17/12 à 19h. 

Vous trouverez tous les détails pour vous inscrire à cet événement sur la page de VU PAS VU.  

Ne manquez pas non plus de consulter sa newsletter, car vous serez bluffés par le nombre et la qualité de ses offres artistiques. Pas vue avant ? Abonnez-vous, vous ne le regretterez pas ! 





mercredi 25 novembre 2015

ALBERT DURAND, LIBRAIRE À CANNES (suite)

La vie offre des cadeaux précieux, même aux profs à la retraite qui n'en attendent pas tant.  

Exemple : Assise tranquillement au TNN hier soir, en attente du lever de rideau sur une scène qui n'en comportait pas, je me suis entendue apostropher par une jeune femme qui m'avait reconnue comme étant son ancien prof' d'anglais. Et, à ma stupéfaction, elle me remercia avec beaucoup de chaleur pour sa bonne note d'anglais au bac... obtenu en 1982 ! Inutile de dire que le choc a été grand pour moi, 33 ans plus tard, de me dire qu'une ancienne élève avait pu, si longtemps après, non seulement me reconnaître, mais aussi conserver un bon souvenir de son année de terminale, et de mon enseignement. Ces petits cailloux-là sont des perles de bonheur dans un quotidien ensablé. 

(On est toutefois prié de ne pas commenter l'âge du capitaine, même quand il fait son kéké...)  

Sur un autre registre, et dans mon dernier billet, j'évoquais la difficulté de retenir certains noms peu familiers. 

Parfois, c'est la banalité de certains patronymes qui les rend transparents... On dit bien "Dupont ou Durand" (avec sa variante "Dupond ou Durant"), comme si ni l'un ni l'autre ne comptait vraiment.  

Et pourtant, voilà que "mon" M. Durand, avec un D, resurgit dans ma vie, grâce à ce blog. Il y a deux ans, j'en avais longuement parlé ici. À présent, quel bonheur, il a même un prénom : Albert. 

Comment je le sais ? Eh bien, lisez donc ci-dessous le commentaire qu'a posté Robert Durand, son fils, sur Gratitude, et vous comprendrez ma seconde et double stupéfaction de la semaine. Cela valait bien ce post-scriptum, mes remerciements à son fils, et à son petit-fils, et que sa photo (si conforme à mon souvenir) figure enfin sur la place publique. La lectrice que je demeure continuera de garder, avec tendresse, Albert Durand dans sa mémoire. 

May he rest in peace. 



"Mon fils Mathieu qui vit au Danemark a récemment découvert sur Internet votre blog, daté du 17 avril 2013, consacré à Albert Durand qui sous l’enseigne « Office du livre » a exercé à Cannes au numéro 61, devenu 77, de la rue d’Antibes, le merveilleux métier de libraire.
Je me suis précipité sur votre blog, l’ai lu, relu, rerelu, en ai savouré chaque bouchée.
Vous avez trouvé les mots justes pour décrire ce lieu et cet homme hors du commun : livres entassés en tous sens, désordre sympathique, rondeur du maître des lieux, douceur de ses conseils avisés. Beaucoup venaient savourer cette oasis, tout le monde la quittait à regret.
Albert Durand est mort en l’an 2000.
Je suis son fils et je n’ai bien sûr pas votre objectivité mais comme vous je regrette de ne pas avoir lui avoir dit toute ma reconnaissance.
Au moins, j’ai aujourd’hui, et je la saisis, l’occasion de vous exprimer ma GRATITUDE, vous savez, « ce sentiment d’affection que l’on ressent pour quelqu’un dont est l’obligé ».

Robert Durand (Cannes le 25 novembre 2015)