En vol

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lundi 5 décembre 2016

EMPREINTES EMPRUNTÉES




Nous marchons, et laissons notre trace sur le sable de l’univers.

Une empreinte, fugace ou pérenne, une griffure,
Voilà ce qui reste de nous, ici ou là.


La griffe d'Eugène Fidler sur un
pied de lampe

Certaines sont plus marquées que d’autres.
Certaines ont le sceau du talent.
D’autres se ramassent à la pelle, et se jettent à la mer.
D’autres encore ont été marquées à leur corps défendant.
Telle celle-ci. 



Les artistes de la terre créent la leur.
Ils en impriment la marque sur la glaise, l’émaillent, puis la cuisent. 
Telles celles-ci.

 





Empreintes du céramiste 
EUGÈNE FIDLER



Lisse, le travail de l’homme manque de fantaisie.
L’empreinte sans pleins ni déliés, même peaufinée, n'est que digitale.

Toutes sont belles, surtout quand le hasard y met sa patte...


...ou si le souvenir d’un animal aimé perdure par la grâce de la pâte à sel.


Et que dire de ce volatile atterré qui, peut-être, y laissa quelques plumes ?
Le ciment a été prompt à en capturer la beauté.



Ce sont là les petites joies urbaines que, le nez sur le pavé, on découvre pas à pas.  

À vous de les chercher, maintenant !








2 commentaires:

  1. Et les empreintes dans nos mémoires....

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  2. Je publie le joli commentaire d'Albert :
    "Voilà ce que c'est de marcher en regardant ses pieds. Belle envolée pourtant, chère Cathie, la tête en l'air".

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