En vol

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jeudi 17 juillet 2014

BAGELS 3 – FALAFELS 1.



INVITÉS : 3 – AUTOCHTONES : 1

Voilà le score, sur le stade niçois, en tout cas.
On aurait pu croire que le falafel allait gagner le match, en ces terres méditerranéennes, mais le voilà battu à plates coutures, et encore plus quand il s’agit de la littérature qui l’entoure.

Ayant moi-même un net préjugé en faveur du bagel, ainsi que vous avez déjà pu le lire ici, son implantation à l’est du Var ne manque pas de me surprendre, et de me ravir.

Petit rappel pour les paresseux qui n’auraient pas cliqué sur le lien ci-dessus : ce délicieux petit pain nous est venu (via New-York, tout de même) d’Europe Centrale, où on le dénommait « beygel » en yiddish.
Wikipediaqui sait beaucoup de choses nous dit :
« Le bagel, baguel ou beguel (du yiddish בײגל "beygl") est un rouleau en forme d'anneau, à la texture très ferme, fait d'une pâte au levain naturel, cuit brièvement dans l'eau avant d'être passé au four.
Ces petits pains, d'une dizaine de centimètres de diamètre originaires d'Europe centrale ou orientale, ont suivi les immigrants juifs d'Europe de l'Est aux États-Unis et au Canada où ils sont servis garnis de fromage blanc, de saumon fumé ou d'autres ingrédients selon leur disponibilité et l'imagination du cuisinier. On les retrouve parfois nature mais souvent aromatisés aux graines de sésame, de carvi, de pavot, aux oignons frits...
Les origines du bagel et de son nom sont multiples et variables, selon les légendes urbaines entre l'Allemagne, l’Autriche et la Pologne. » 

Légendes urbaines ? Laissez-moi rire. Il s’agit plutôt de luttes intestines pour décider de qui les faisait le mieux, d’une mutti du Bade-Württemberg, de la mère de Sigmund Freud, ou d’une mame polonaise.

À Nice, ces diverses espèces maternelles sont, au mieux, en voie de disparition, mais pas le bagel. Au contraire, en voie d'apparition, il supplante largement le falafel en matière de boboïtude ; de branchitude ; et surtout d’humour.

En effet, voilà ce que raconte le dépliant concernant un établissement nouvellement implanté sur le bord du Paillon, le long de sa belle Promenade. Ledit établissement se nomme Bagelstein, ce qui annonce d’emblée la couleur.


À Paris, et dans plusieurs autres villes situées à l’ouest du Paillon, on connaît déjà cette enseigne et son nom si évocateur de shtetls. Pourtant, reconnaissez que de placer des bagels juste en face de la vieille ville où se vendent pan bagnats et pissaladière à chaque coin de rue, c’est un joli défi. À se demander d’ailleurs si tout le monde saura prononcer le nom de l’endroit. 
Mais revenons à ce dépliant, car si tous les bagels proposés sont aussi renversants que leur appellation, je vous encouragerai vivement à vous y précipiter dare-dare. Lisez-le plutôt de près. 



Pour justifier cette victoire du bagel sur le falafel à Nice, je rajoute ces deux adresses :

Bagel History, 27 avenue Notre-Dame :

Photo : Trip Advisor


Très américain, bien que moins « Jewish », mais  fort sympa aussi, avec une déco très fifties. Et pour les soucieuses de leur ligne, ils y servent aussi de  bonnes salades... niçoises*. 

Pour finir, je recommande particulièrement un endroit où on vous les fabrique BIO (et où les croissants sont aussi à tomber par terre) : la boulangerie BREAD44, Bd Gambetta, qui s’intitule très justement « boulangerie responsable ». 

Photo trouvée sur ce site



On y trouve (re-digression) des petits pains au thé vert qui vous rendront addict et, à toute heure, on peut s’y attabler pour une petite collation dans un cadre très agréable et furieusement écolo.


Notez bien SVP que la fréquentation du bagel donne de l’humour. Et donc de la bonne humeur. Ce, pour  moins cher qu'un jambon-beurre (sic) alors avouez qu'ils valent le détour, et que la victoire dudit bagel sur le falafel et autres pains bénits ne fait pas un pli.

Et puis, en ces temps de haine déchaînée, une telle guerre, ça ne mange pas de pain non plus. 
Rêvons un peu...



N.B. Cela dit, si vous cherchez vraiment des falafels, vous les trouverez vous-mêmes, c'est pas maintenant que je vais lâcher mon camp. 


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* C'est à dire sans haricots verts, ni riz, ni maïs, ni concombre, ni aucune de ces hérésies qui défrisent José Maria et André Giordan, déjà cités sur ce blog. 


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