En vol

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mercredi 26 novembre 2014

POURQUOI AIMER SCANDAL?






Pourquoi ? Parce que. Mais encore ? 
Accrochez-vous, dithyrambe suit !  

Cette série américaine est un régal délicieusement addictif. À l’instar de Lillyhammer, ou des regrettés Sopranos (mentionnés ici, l'an dernier), elle exécute le tour de force de nous rendre sympathiques des gens à qui nous ne serrerions pas volontiers la main, même chez nos meilleurs potes – tant leur sens moral est fluctuant.
À vrai dire, et forcément, c’est cela qui fascine.



L’héroïne, Olivia Pope, jouée par la sublime Kerry Washington, dirige une « agence » dont la spécificité est de dénouer les crises, politiques en particulier. La série se déroule autour de sa vie professionnelle et personnelle. Cette dernière est particulièrement prenante dans la première saison, qui explore sa relation très spéciale avec le Président des États-Unis, Fitzgerald Thomas Grant II (joué par Tony Goldwyn).


Je cite ici le synopsis de la série, que l’on trouve un peu partout :

« La vie professionnelle et personnelle d'une experte en relations publiques, Olivia Pope, particulièrement réputée pour sa gestion des crises, et de son staff, composé d'avocats débutants et confirmés, d'un expert en litige, d'un hacker et d'une détective. Fitzgerald Grant, le président des États-Unis, est un vieil ami d'Olivia qui demande son aide lorsqu'une de ses assistantes fait courir le bruit qu'ils couchent ensemble. Et ce n'est que le début d'un scandale bien plus grand aux répercussions désastreuses... »

Et, pour la saison 1 :

La jeune avocate Quinn Perkins intègre le bureau d'Olivia Pope & Associés, une équipe spécialisée dans la gestion de crise désignée pour protéger et défendre l'image publique des personnes politiques. Quinn travaille aux côtés de son idole Olivia Pope, une femme prête à aider ses clients peu importe le prix. Alors que Quinn tente d'intégrer l'équipe, Olivia vient en aide au vétéran de guerre Sullivan St. James, accusé de meurtre, et à l'assistante à la Maison Blanche Amanda Tanner, qui accuse le Président des États-Unis Fitzgerald Grant d'avoir couché avec elle.

L’amour (contrarié), la politique, l’espionnage, la trahison, la mort (violente), les secrets, la loyauté… les ingrédients du succès sont tous là. Il est inutile de préciser que le casting est parfait, chacun des membres de cette équipe étant dans son rôle, lequel est – comme il se doit –, affligé de son propre fardeau du passé qui le rend humain et vulnérable au bon moment. 

Quand je vous aurai dit que cette série est le fruit du travail de Shonda Rhimes, vous comprendrez pourquoi elle est si prenante.
Quoi ? Ce nom ne vous dit rien ?
J’avoue, à moi non plus, il y a cinq minutes de cela mais depuis j’ai appris qu’elle était la productrice, la réalisatrice et la scénariste de Grey’s Anatomy & de Private Practice… Joli pedigree, pour une drôle de dame.

SCANDAL est une belle performance d’acteurs et d’actrices. Les dialogues fusent et tiennent la route, tout comme le scénario, impeccablement construit ; le montage vif en est prenant : un personnage raconte ce qui va se passer, ou ce qui s’est passé, et les plans de ces scènes-là s’intercalent dans son récit, lui donnant un rythme très original.
Mais ce n’est pas tout.
Chaque épisode est invraisemblablement vraisemblable. On en frissonne. En plus, nous avons sous les yeux le cliché intéressant d’une Amérique où les minorités s’affichent, et pas seulement en ce qui concerne l’héroïne. Le « Chief of Staff » (le Chef de Cabinet) du Président est gay, et marié à un jeune journaliste qui ne rêve que de devenir un papa poule au foyer… Non, ce n’est pas caricatural, juste drôlement bien amené.  No looking back : pas de regrets, pas de retour sur le passé, nous dit l'accroche de la série sur facebook. C'est une fuite en avant que les héros souhaitent, tout en se trouvant sans cesse rattrapés par leurs fantômes personnels. 

Bref, il y a des perles dans ces scandales-là, en plus de ce superbe suspense made in USA qui vous fera veiller à votre corps défendant, sans les effets pervers d'un décalage horaire. 

Bonne nouvelle, si vous en découvrez seulement à présent l’existence : Il y a déjà 4 saisons, soit 47 épisodes, soit des heures et des heures (je vous laisse les compter) de plaisir en perspective.

Avouez que de tels frissons doivent se partager. Les fêtes approchent ?  À vous les commandes !

PS. J'adore le commentaire d'une Boomeuse qui trouve que la relation entre Olivia et Fitz évoque parfois celles que l'on trouve dans 'Les feux de l'amour'. Midinette, moi ? Toujours !



image empruntée ici









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