En vol

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mardi 29 avril 2014

OLIVIERS, JE VOUS AIME, SURTOUT À LA ROYRIE



Il n’y a guère de plus bel arbre que l’olivier. Généreux, il nous offre à la fois l’argent de ses feuilles et le régal de ses fruits. J’aime, moi, l’olive sous toutes ses formes. Et celle que je préfère, c’est naturellement la petite olive noire de Nice, qui bénéficie d’une AOP, Appellation d’Origine Protégée, dont l’huile est d’un goût à nul autre pareil.

Ce petit billet pour vous faire découvrir l’endroit où elle est chouchoutée par des amoureux enthousiastes de ses vertus. En effet, j’ai eu le privilège rare de faire la connaissance de Monique Brault, qui, en plus d’être écrivain, la preuve, ceci :


...est avec son mari Lionel à la tête du Domaine de la ROYRIE, entre Grasse et Cabris.

Une visite de leur oliveraie, même par un temps de printemps glacé, est une fête en soi. Il faut les écouter parler de leur passion, c’est un régal aussi puissant que de goûter leur production !

J’ai moi-même grandi entourée d’oliviers. Mais, citadine que je suis devenue, j’avoue ignorer tout, ou presque, de l’art de les soigner. Ainsi, je viens seulement d’apprendre que de les tailler vigoureusement au cours de leur longue vie modifiait le goût de leurs fruits, en développant la production de polyphénols. Si, si. 

Donc, dans les pays où la quantité prime sur la qualité, on taille moins les arbres, et la production en est plus volumineuse. L’olive devient plus grasse : il fallait bien remplir les amphores qui voyageaient sur la Méditerranée à l’époque où l’huile d’olive était le corps gras le plus utilisé. 

Autre chose : une huile faite à partir d’olives récoltées en début d’hiver n’a pas le même goût que celle qui provient d’olives tardives. Un peu comme les vendanges ?

Et savez-vous qu’un olivier garde à son pied une réserve de près de 1000 litres d’eau, telle une poire pour la soif ? C’est dingue, non ? J’en suis restée baba, tout comme les autres innocents qui m’entouraient. Comment avons-nous pu vivre si longtemps en l’ignorant ? Tss tss.

Bref, je ne vais pas poursuivre ce cours magistral, parce que je ne suis pas sûre de tout avoir bien écouté, occupée que j’étais par mes pieds qui gelaient, et surtout distraite par le spectacle de cette nature si naturelle. Ah, mais, c’est que j’ai oublié l’essentiel : à la ROYRIE c’est le bio qui règne. Label AB, SVP. Et quand on sait la galère que cela représente de l’obtenir, on a envie de doublement adouber ce couple-là !

En effet, pour chasser la mouche gourmande, il convient de passer chaque feuille (enfin, vous me comprenez) à l'argile blanche, histoire de leurrer la sale bête – alors quand je pense au mal que me donnent déjà mes trois dipladenia, que je me contente de pulvériser d'un mélange d'eau et de savon noir pour dissuader les pucerons de me les croquer, je dis chapeau les Brault ! 


Résultat chez eux : un décor que j’adore, fait d’herbes folles et de nids à insectes – j’oublierai les couleuvres de Montpellier* qui m’ont été mentionnées, elles ne me rendent pas pour autant le domaine plus attrayant, heureusement, vu le froid, elles devaient roupiller dans un coin de rocaille –, qui permettent aux arbres de ressembler à ceux du Jardin des Hespérides... On y trouve même la pomme d'amour, et la belle bigarade chère à mon coeur.  Et je délire à peine.

* (regardez ici, si vous êtes amateurs de ces bestioles-là, vous ne le regretterez pas !) 

Sur place, on trouve aussi une boutique pleine de trésors que l’on voudrait goûter tous à la fois, tant ils sont appétissants.


Allez, l’essentiel, c’est quand même de pouvoir repartir avec une petite provision de ces produits faits maison. 




Pour les gourmands, voilà ici tous les détails utiles. Et pour ceux qui visiteront Grasse, la boutique 4, Place aux Aires sera un must absolu.
Bonne dégustation !
 

88, chemin des Hautes Ribes, 

06130 GRASSE 

Tel : 04 93 36 83 71 et 06 70 04 95 62

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