En vol

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mardi 30 décembre 2014

CADEAUX DE GRATITUDE, AFIN QUE VIVE 2015 !




Afin d'entamer 2015 avec optimisme, je vous propose aujourd’hui un album d'images pour illustrer les douze mois de l’année qui vient de s’écouler. Elle a comporté des moments sombres, qui ne sont pas ceux que je souhaite conserver en mémoire – ce serait contraire à l'esprit de ce blog, dont je sais que vous êtes nombreux à l'apprécier (... me dit Mr Google, qui voit tout :-)

Allons-y donc.



 Certains diront, zut ! Voilà la pluie qui arrive.
Mais non, ce n’est que le mariage du bleu et de l’argent. Le soleil est juste derrière ce gros nuage, c’est sûr, il va sortir.

 Vue depuis Rauba Capeù, NICE

Certains diront, ce cliché est fort banal, et flou, de surcroît.
Mais non, ce n’est que le reflet de ma myopie, si confortable. Elle masque les défauts. Même qu’à mes yeux, vous qui lisez ceci, n’en avez aucun ! Ou alors autant que cette perspective. 



Certains diront*, elle est bien riquiqui cette statue, Nice ne se mouche pas du coude à se prendre pour New York !
Mais non, ce n’est que le cadeau de la liberté partagée qui se trouve sur la Prom’ – qu’importe sa taille, rien qu’à la regarder, le dos à la mer, on voyage à l’œil ! Hi, my American friends, I love you!


Certains diront, « c’est du grand n’importe quoi ! » Des chips maintenant, pourquoi pas un saucisson, pour faire la fête ?
Mais non, ce n’est qu’un clin d’œil à mon autre lieu de prédilection, dont je vous ai parlé ici. L’amour ne connaît pas de frontières, et il se réveille même à  la vue d’une étagère de supermarché. Et quel bel emballage !



Certains diront, elle abuse. L’incendie d’Atlanta, on a donné quand on était petits, ça va bien comme ça.
Mais non, c'est à Nice que le ciel flambe ainsi en hiver, et on laisse brûler le dîner, on reste scotchée à la fenêtre, on sort son portable, on se gèle dehors, mais on a de la lumière dans les yeux jusqu’au lendemain. Et là, ça recommence… À vous faire adorer les frimas.


Certains diront, c’est quoi ce trou blanc au milieu d’un tas de charbon ? C’est un rien nul.
Mais non, ce n’est que la lune qui perce entre deux branches de cèdre, et quand elle vous éclaire une nuit d’hiver, c’est un vrai cadeau… beau, car éphémère. Sauf qu’on l’a ici capturée.

Cette plaque est apposée devant le Musée juif de Bruxelles
Plaque posée au Cannet (A.M) en juillet 2011
à l'initiative de l'AMEJDAM

Certains diront, ça va bien comme ça, les plaques. Il y en a trop. Personne ne les voit de toute façon.
Mais non, cela n’est pas exact. Nous qui les posons, nous les voyons, nous les regardons, et nous pensons à ceux dont les noms y sont inscrits. Et même que ça nous fait du bien, de les garder ainsi vivants, car ne meurent vraiment que ceux que l’on oublie.


Certains diront, c’est quoi ce tas de ferraille écrasée, quel gâchis, au prix du métal ! 
Mais non, ce n’est qu’une cage qui a ainsi été mise à mal : la liberté qui y était enfermée a pu s’en envoler, grâce au talent précieux de l'artiste Bernard Hejblum. Rien qu’à la regarder, on se sent plus libre.
Voilà qui nous permet une belle transition avec l’image suivante.



Certains diront, quelles sales bestioles ! Ces horreurs font un tas de saletés partout, leurs cris vous déchirent les oreilles, et en plus elles attaquent tout ce qui bouge.
Mais non, ce ne sont que des goélands, pas des monstres, et quand on les regarde de près, on ne peut qu’être fasciné par leur ventre nacré, leurs petites pattes palmées si joliment repliées, et leur vol plané, si apaisant. Leur musique, c’est celle de la mer. Ailleurs, ces mouettes me manquent. C’est sûr, je les placerai à nouveau, comme ici, dans l'une de mes histoires.


Certains diront, c’est quoi cette soupière ? Tu nous en as fait un plat avec tes harengs, cela en devient indigeste !
Mais non, ce n’est pas une soupière, juste une terrine (à harengs), et cette merveille ne figure pas dans le livre que vous connaissez, car elle m’est arrivée après son achèvement. Mais ne me parlez pas d’indigestion, quand ce petit poisson bleu et ses contenants font le bonheur de tant de peuples de par le monde. Regarder, apprécier, et partager ce que d’autres considèrent être banal ou trivial me réjouit chaque jour : on a les snobismes qu’on peut.





Certains diront, c’est quoi ces baraques ? On a mieux que ça à Paris (ou ailleurs, d’ailleurs) Décidément, tu donnes dans la facilité !
Mais non, ce n’est pas que de la façade, c’est du symbole, ils ne comprennent donc rien ? 

La première, c’est celle de la Gare du sud, à Nice. Elle servait de point de départ aux trains de chemin de fer de la Provence qui remontaient vers Digne. Désaffectée, elle a été affectée à un autre transport : celui de la pensée, en devenant une merveilleuse bibliothèque de quartier : La bibliothèque Raoul Mille. Comme quoi, les livres mènent à tout sans bouger de la gare. Et toc. 

La seconde, c’est celle du Palais de Justice de la même ville. Elle est illuminée même lorsque l’on se réunit devant elle pour manifester notre solidarité populaire contre une injustice ou une autre. C’est ainsi que la justice nous éclaire. Et ça, ce n’est pas du toc.



Certains diront, encore de l’art moderne ! À quoi elle sert, cette chaise ? On ne peut même pas s’asseoir dessus.
Mais non, on ne peut pas. Elle est plate comme une limande, et bleue comme un maquereau (je n’ose pas dire, un hareng). En équilibre stable, elle flotte, elle domine, elle est tout un symbole. Associée à ce ciel de décembre et à cet oiseau de bonheur, elle fait le nôtre, à nous qui avons l’heur de l’observer à loisir. Si l’art ne sert à rien, il sert pourtant à tout.

VOILÀ, maintenant il ne me reste qu’à vous souhaiter, mois après mois, une rayonnante félicité suspendue entre ciel et mer – là où seule l’imagination peut nous emmener, car le rêve est bien ce qui nous maintient éveillé, jour après jour, n’est-ce pas ?

Et surtout, je vous souhaite une infinité de temps aussi beau et bleu que ce pastel de J.L+L qui a clos mon année. 






 Comme on le dit à Nissa la Bella : A l'an que ven !


Diéu, fes-n’en la gràcia de veire l’an que ven, e si sian pas de mai, que noun siguen pas mens. » 
(Dieu, fais-nous la grâce de voir l’année qui vient et, si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins.)

~~~~~~

*Anaphore.  Dans certains cas, ça marche encore. 













4 commentaires:

  1. Et moi je te dis, chère Cathie, bonne année à toi, à Jacques, à toute ta famille et à tous ceux que tu aimes et qui t'aiment.
    Pour le réveillon j'ai prévu des "harengs à la Cathie" : il faut bien ça.
    Bises d'Albert

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  2. Merci pour ce délicieux défilé, chère Cathie. Il m'a en plus appris l'existence réjouissante de la bibliothèque Raoul Mille. A vous, à Jacques, aux vôtres, à vos livres, à votre talent, une excellente année 2015 !
    Michèle Kahn

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  3. Bonne année à toi et tes proches

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