Michèle
Kahn écrit comme certaines étoiles dansent. Avec élégance et légèreté, mais
aussi avec une technique d’acier. La lecture de ses récits procure une satisfaction
identique à celle que l’on ressent devant un travail achevé : on devine
les heures passées à la barre – enfin, à sa table –, le souci de chaque détail,
de chaque envolée, de chaque pause, mais on n’y pense guère, à mesure que se
déroule le fil de son ballet littéraire.
Son
dernier livre, UN SOIR À SANARY, est un pas de deux solitaire. Le héros, Max
Hoka, un critique d’art allemand devenu indésirable dans son pays, écrit à une
jeune protégée, peintre en devenir, qui réside encore dans le Var, à Sanary-sur-Mer,
où lui-même a vécu. Le surnom de Gryllon que Max lui donne est une allusion
explicitée à Hieronymus Bosch, dont les créatures fantastiques inspirèrent tant
de peintres.
Affiche de l'exposition qui se tient à Bois-le-Duc,
aux Pays-Bas, du 13 février au 8 mai 2016.




