PALISSADE

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Photo ©JL+L

jeudi 1 mars 2012

MY ARTIST, JACQUES LEFEBVRE-LINETZKY : GO, GO, GO !




 Si mes livres attirent l’œil avant même qu’on les retourne pour en lire la quatrième de couverture, c’est grâce à son talent. On dit en anglais qu’il ne faut pas juger un livre par sa couverture, (en français, que l’habit ne fait pas le moine !) – mais là, je me demande parfois si le contenu que j’y ai inséré est à la hauteur de la merveilleuse image qui est donnée à celui qui va le feuilleter. Souvent, dans les salons du livre, une conversation est amorcée autour d’un de mes livres grâce à son illustration, et le résultat probant. Et, en confidence, je vous dirai que la prochaine couverture est à la hauteur de ce qu’il a déjà concocté. Regardez un peu :




Engageant, non ?
Jacques Lefebvre-Linetzky sait donc poser de belles images sur mes mots. Mais il sait aussi en mettre dans les yeux et le cœur des autres, ainsi qu’il va le prouver, une fois encore, avec l’exposition qu’il nous prépare pour le mois de mars au FSJU de Nice.
Cette collection de tableaux a pour titre HORIZONS, et nul doute que le vôtre en sera élargi quand votre regard les pénétrera.
En effet, plonger les yeux dans les couleurs de ces paysages oniriques vous entraîne loin de la foule des soucis du quotidien. Ces derniers sont souvent présents sur la toile, lourds, foncés, au premier plan. Mais si l’on regarde un peu plus loin, on y voit cette trace d’écume de lumière prometteuse de répit. Un rai de lumière blanche ou rose, une ligne de démarcation plus claire. Grâce à ce clin d’oeil, on voyage au delà de la ligne bleue, on s’envole au-dessus des nuages porteurs de pluie, on fait fi des entrées maritimes, des épisodes neigeux, des averses, des orages intermittents, de la houle – le spectacle est plus fort que la météo, plus puissant que la géographie, plus parlant qu’un film, plus réconfortant que des comprimés, plus évocateur qu’un prédicateur.
Vous trouvez que j’en fais un peu trop, là ? Oh, à peine ! Pour preuve, en sachant que toutes les nuances et texture de l'huile sur toile manquent à ces images virtuelles :




 On lui dit souvent « Quelle sérénité dans vos tableaux ! » et il me fait un petit sourire entendu… L’artiste est celui qui sait faire découvrir aux autres ce qu’ils ont envie de voir dans son œuvre, et, sans doute, y projeter ce qu’il aimerait être lui-même. Je sais bien que ces horizons qui s’ouvrent sur l’infini sont l’expression du désir pur de celui qui voyage dans sa tête, et sur sa toile, davantage qu’à travers le vaste monde. Il n’y a pas besoin de passeport pour ces destinations-là, ni de visa, ni aucune de ces restrictions que nous impose le monde fastidieux du transport.
Qui sait si, après une petite virée à l’expo, à défaut de jouer les globe-trotters, vous ne vous sentirez pas happés par le vent du large qui souffle sur ces HORIZONS, encouragés à sauter par-dessus leur ligne de fuite, avec le désir fou (mais somme toute très raisonnable) de vivre face à l’un d’eux entre vos quatre murs ?

À vous de voir. En attendant, (re)découvrez son travail ICI.

Exposition à la Maison du Judaïsme Elie Wiesel - 55, rue Clément Roassal, à Nice, du 13 mars au 3 avril 2012. Pour toute information sur les horaires : 04 93 87 51 72



3 commentaires:

  1. Bonne chance pour le succès de l'exposition !

    Joseph

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  2. Beau travail, je viendrai au vernissage. Monique :-))

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  3. c'est très exactement ce que j'aimerais voir quand je ferme(rai) les yeux...

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