C’est un événement qui revient à Nice tous les ans
depuis 7 ans, au moment où Carnaval se termine. NIFF, cela veut dire Nice
Israël Film Festival, dans une langue qui pourrait être de l’anglais, mais
qu’importe son nom, quand ce qui compte c’est le plaisir qu’il nous donne.
En vol
Image de la superbe chaise de l'artiste SAB
lundi 3 mars 2014
jeudi 27 février 2014
À L'ARRÊT DU BUS
Pétales d'ivoire
Sur fond d'espoir
Brindilles fragiles
Défiant le temps
Senteurs subtiles
Au gré du vent
Arbrisseau pas même feuillu
Sur son très vilain talus
Quelques images volées
À un février de peu
Le bus est arrivé
Chère poésie, adieu !
Vous avez eu peur, je parie, non ? Il y avait de quoi, en effet.
Mais, promis, c'est la première et la dernière fois que je m'y essaye !
--Pourtant, celle-là aussi, elle pourrait en inspirer certains, non ?
mercredi 19 février 2014
MAUVAIS GENRE ?
Le 8 mars prochain sera à
nouveau le jour de la journée de la femme.
Voilà un bel exemple de juxtaposition des genres.
Il fallait les deux termes pour expliciter ce que sera cette date. Essayez d’en
enlever un, et vous verrez, ce sera bancal. Nous savons tous, et j’enfonce une
porte ouverte, là, que c’est l’union qui fait la force, et que plus on est de
fous plus on rit.
Trêve de balivernes, l’heure est grave. Depuis
quelque temps, il est question de remettre en cause ce pour quoi nous avons
passé, femmes et hommes ensemble, beaucoup d’années à nous battre. À savoir,
qu’on nous fiche la paix, à nous autres, les femmes, et que l’État, qui avait
pris le relais des institutions moralisatrices diverses, cesse de décider à notre place ce
qui est bon pour nous.
Nous avons remporté quelques batailles, grâce à des
personnes (aucun genre n’est nécessaire pour qualifier les grandes et
honorables de cette espèce) comme Simone Veil.
Nous avons obtenu beaucoup dans le domaine de
l’égalité des droits. Certes, tout n’est pas encore parfait, mais que de
progrès depuis l’année (1965 !) où nous avons pu ouvrir toutes seules un compte en
banque !
Voir ici pour les dates clefs de cette longue histoire.
lundi 10 février 2014
BLEU
Depuis quelques semaines (mois ?) les Niçois
ont cessé d’échanger les meilleures adresses où manger des sushi,
ou bien de discuter des différences entre Saleya et la Libé, ou même de râler
après l’état des rues ou les problèmes de la nouvelle Promenade du Paillon,
pourtant si belle !
Non, depuis quelques semaines (mois) à Nice, on ne parle
plus que du temps. Du temps qu’il a fait hier, du temps qu’il fait ce matin, ce
soir et du temps qu’il fera demain. C’est forcé, on nous a changé nos
habitudes. Avant, on se levait, on jetait un coup d’œil par la fenêtre, et on
n’y voyait que du bleu. C’en était presque lassant. Le soir, avec un peu de
bol, et surtout l’hiver, ça virait au rouge. On se croyait presque à Atlanta au
temps de Gone with the wind… Les
jours de chance, on voyait passer quelques jolis nuages, en route vers l’est,
ou l’ouest. Ils ne s’arrêtaient guère.
Mais, comme ils disent dans la pub « Ça,
c’était avant. »
lundi 27 janvier 2014
LE JOURNAL DE SA NOUVELLE OREILLE
Il n’y a pas d’âge pour
être sourde.
Voilà un handicap dont les victimes n’ont pas que
80 ans. Et qui frappe de manière inattendue de jeunes gens aussi, à la suite,
parfois, d’une otite mal soignée ou pour une raison inexplicable, comme dans le
cas de la jeune femme dont je vais parler aujourd’hui, Isabelle Fruchart, dont
certaines cellules auditives ont bizarrement disparu un pas très beau jour, la
laissant sourde à 70%, à l’âge de 14 ans. Diagnostic seulement posé à l'âge de 26 ans.
Bon, voilà. Et puis quoi ?
Et puis, merveille des merveilles, avec un talent
exceptionnel, Isabelle Fruchart a fait de ces années de silence cotonneux un
régal pour les sens des autres, de nous autres spectateurs de théâtre. Avec le
concours de Zabou Breitman, elle raconte, sur scène, le journal de son presque
calvaire, jour après jour, jusqu’à celui où, petit miracle de la technologie
moderne, elle se voit enfin appareillée convenablement, et à nouveau, pas à
pas, à l’écoute du monde, à l'âge de 37 ans. Cela s’appelle :
JOURNAL DE MA NOUVELLE OREILLE.
Dans un décor merveilleux, sobre et évocateur à la
fois, Isabelle Fruchart nous entraîne dans un monde que nous reconnaissons,
pour l’avoir fréquenté. Pire, nous en avons même parfois imaginé les dialogues,
et produit les mimiques : « Parle plus fort, elle ne t’a pas
entendu »… « Je les entendrais mieux s’ils articulaient ! »
Pendant quatre-vingts minutes, elle nous fait
partager sa souffrance, ses enthousiasmes, son impatience, ses découvertes, ses
accommodements, son amertume parfois, sa lucidité, toujours, et surtout,
surtout, elle nous fait prendre la mesure de son immense talent de comédienne,
de danseuse et de chanteuse.
On en sort ému, touché, bouleversé. Moi qui n’avais
rien lu avant le spectacle, je ne savais pas que c’était autobiographique. Je
ne saurais dire si c’est important ou pas. Ce qui en reste, c’est la justesse
de ce témoignage, qui touche à tous ceux et celles qui, pour une raison ou une
autre, se trouvent « différents » dans une société qui accepte si mal
les « différences » quelles qu’elles soient. Pour en faire partie, des
deux côtés, je le sais.
Alors, de telles réalisations ont plusieurs effets.
Celui, que je viens de décrire, de nous faire passer une soirée parfaite, et
celui, à plus long terme, de nous amener à nous poser la question de la
tolérance.
Par les temps qui courent, c’est plutôt utile. Et
la maison pour ça, comme disait l’autre (Claudel ?), c’est parfois Le
Théâtre !
À Nice, pour encore quelques jours, ICI. Salle Michel Simon.
(Co-production du TNN)
Et n’oubliez pas que, pour faire connaître les
belles choses, rien ne vaut le bouche à oreille !
dimanche 19 janvier 2014
AUX DAMES DE FRANCE
Qui se rappelle le nom désuet de cette enseigne,
qui fut le fleuron de la mode déjà ringarde des années cinquante, avant de céder
la place à La Riviera, emplacement qui fut lui-même ensuite boulotté, à Nice,
par la Fnac ?
Eh bien, moi j’en ai des souvenirs de gamine, parce
que c’était un lieu de torture, celui où il me fallait essayer des robes qui
tombaient aussi bien sur moi que sur un cintre, au grand désespoir de ma mère.
Les Dames de France ! Quand on avait prononcé ce nom, on entrait dans une
espèce de confrérie féminine (sic), faite de grâce, de distinction, et de
conventions bourgeoises. Pfff.
Aujourd’hui, ce sont ces notions qui me viennent à
l’esprit alors qu’on nous bassine avec le terme de «Dame de France »,
précédé de celui de « Première », avec plein de Majuscules dans la bouche.
dimanche 5 janvier 2014
MEILLEURS VOEUX !
Que dire de plus en ce début janvier, qui ne soit
pas tarte – ni galette -, sinon que je souhaite à tous les visiteurs de ce
blog, qu’ils soient des fidèles ou pas, des lecteurs, ou pas, des Niçois ou pas
(oops, pardonnez cet accès de chauvinisme,
sans doute imputable aux récents excès), de poursuivre allègrement leur petite bonne
femme de vie (ben oui, pourquoi pas ?) en faisant preuve d’une santé de
métal précieux, c’est-à-dire inoxydable, avec, et c’est le plus important ici,
l’amour des mots chevillés à l’esprit.
Il y aura des surprises cette année en la matière. J’espère
vivement les partager avec vous, ici et ailleurs. Mais en attendant, quelques
mots d’affection.
Avez-vous remarqué que l’on ne s’embrasse
plus ? À présent, on se fait la bise.
Avec toutes ses variantes. Par exemple, jadis, on
disait à quelqu’un, pour clore une conversation téléphonique, ou une jolie
lettre : « Je t’embrasse bien fort ». Au lieu de ça,
aujourd’hui, on dit : « Bisous, bisous ! » au singulier, ou
au pluriel, l’oreille ne faisant pas la différence. Par mail, on simplifie
encore avec les variantes : Bises ou bise – voire, mais ce n’est pas là un
signe de grande affection, plutôt une façon de dire : « Je te fais la bise, mais du bout des lèvres,
ne le prends pas trop au sérieux » : Bizz.
En revanche, quand on est amis, on peut en
rajouter, en écrivant : bizzzzz. Ça, c’est du lourd en affection !
Et finalement, en cas de vraie sympathie, on en revient aux fondamentaux, avec un « je t’embrasse »,
qui ajoute l’accolade au baiser.
Non, ce n’est pas simple de manifester ses
sentiments. Alors, à défaut de promettre de gros poutous, des patins
mouillés, des pelles profondes, des bécots badins, des galoches galantes ; de vous sucer la pomme, ou la pêche, je me contenterai ici de
vous exprimer mes chastes vœux virtuels à l’aide d’une formule
passe-partout : Bonne et heureuse année !
Et le reste est sur cette belle image. Comprenne qui pourra.
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